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mardi 27 décembre 2016

LE M•BOARD DE DÉCEMBRE


   J'avais prévu de terminer l'année autrement. J'avais même commencé un M•Board or et blanc. Je n'en étais pas vraiment convaincue, d'autant que j'avais en tête une autre idée (et j'ignore pour quelle raison) : un M•Board aux couleurs des eighties.

Et puis il y a eu ce que j'appelle "un matin Whitney Houston". Le genre de matin où tu te réveilles en regardant ton fil Instagram, où tu tombes sur une photo de George Michael, puis une autre, puis une autre, puis où tu te dis "Tiens, c'est marrant tous ces gens qui aiment soudainement George Michael", jusqu'à ce que ton cerveau émerge et te fasse comprendre que celui que tu écoutais en boucle il y a quelques années, celui qui te remotivait pendant tes révisions de Noël, celui, aussi, que tu as découvert dans un clip étrange, moulé dans un déguisement de crevette géante (c'est cela oui) n'est plus de ce monde.

Ce M•Board tombait donc - si je puis dire - à pic. Je l'imaginais aussi coloré, mais moins froid. Moins solennel, moins dans l'hommage. Je n'ai pas connu les années 80, mais l'image que je m'en fais est précise. Un mélange de kitsch assumé, de sapes clinquantes, et de brushings savamment exécutés. Une foule d'individus qui se la pètent et se foutent royalement des regards de travers. Bref, tout ce qu'étaient George, Prince, Michael et les autres.
Aujourd'hui, j'ai beau accumuler les blouses aux cols montants et aux manches bouffantes, les idoles s'envolent et les eighties ne sont (presque) plus qu'un cimetière. Comme si le sort s'acharnait sur ceux qui auraient vécu trop fort, trop fiers ...

A part ça, j'espère que tu passes de bonnes fêtes. Termine bien l'année (mieux que George, stp), on se retrouve ici, en 2017 ;)





dimanche 18 décembre 2016

OUVERT LA NUIT


   Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. J'avais lu le synopsis en deux-deux, mais j'avais bien noté qu’Édouard Baer serait de la partie, en chair et en vers. Alors j'ai dit oui.
Parce que je n'avais encore jamais vu de film du grand Édouard, j'ai décidé de me rendre à l'avant-première d'Ouvert la Nuit, évidemment, au Comoedia (je ne comprends même pas pourquoi tu me poses la question) (et je me demande d'ailleurs si, derrière cette interrogation presque sournoise, ne se cacherait pas un brin d'insolence, voire de désinvolture un peu agaçante, arrête-moi si je m'emballe). 

Ouvert la Nuit, c'est une course contre le temps. L'histoire d'un directeur de théâtre pas du tout borderline, qui marche sur un fil, joue avec le feu et enchaîne les tours de magie devant un public - sa propre équipe - désenchanté mais fidèle. L'histoire d'un train nommé Édouard (alias Luigi, si si) lancé à pleine vitesse sur les rails de la vie, et qui flirte sans cesse avec le dérapage non-contrôlé.
S'il est possible que tu finisses par te lasser (un très court instant) de l'excès volontaire d'acrobaties Baeriennes (pléonasme ?), tu t'amuseras probablement à décrypter les symboles, ces détails qui ne doivent vraisemblablement rien au hasard : la nuit parisienne escortée de ses lumières artificielles comme point de fuite idéal, la chemise rouge cirque de Luigi comme le costume d'un clown-funambule très attachant bien qu'un peu ringard, ou encore ce bar nommé "La Liberté" comme un refuge où l'on vient oublier la réalité.
Suite à la projection, Édouard Baer et Sabrina Ouazani sont venus répondre aux questions des spectateurs visiblement conquis (oui oui, moi aussi). Mais trop intimidée par ce mec aussi barré de la chevelure que du verbe, je n'ai pas osé demander à Édouard un petit topo (il est drôle ce mot, tu ne trouves pas ?) sur la situation de scribe ... Une prochaine fois, peut-être. 





Ouvert la Nuit - Réalisé par Édouard Baer
En salle à partir du 11 janvier au Comoedia





dimanche 6 novembre 2016

LA SEMAINE MEDIAS #30


   Je vais commencer en te disant merci. Merci de m'encourager, chaque année, dans cette folie Halloweenienne qui me pousse à investir des sommes folles dans des moustaches en poils de vedettes, et qui finira un jour par me faire perdre toute crédibilité.
Aujourd'hui, je reviens donc sans moustache, pour te parler de tout, de rien, de choses qui n'ont aucun rapport, et qui s'intègrent donc plutôt bien à ce concept encore un peu flou de "Semaine Médias". Comme nous en sommes, quand même, au 30ème numéro, je ne t'offrirai pas de place pour aller voir Claude François en concert (parce que, m'a-t-on dit, "ça va être un peu compliqué, Clémence"), seulement trois belles découvertes qui, je l'espère, feront frétiller ta moustache autant que moi.


1.
Les 140 ans de Lancel


Le 28 octobre, j'étais conviée dans les appartements privés du Printemps de Lyon pour célébrer les 140 ans de la Maison Lancel.
Un événement un peu hors du temps, au cœur d'un superbe immeuble haussmannien, transformé en showroom de luxe pour accueillir une sélection de sacs et accessoires tous plus désirables les uns que les autres.
L'occasion pour moi de redécouvrir la Maison, son histoire, la beauté de ses cuirs, la puissance de ses nouvelles teintes ...
Accessoirement (cet adverbe est terriblement bien trouvé, tu ne trouves pas ?), je suis aussi tombée littéralement amoureuse d'un Charlie en Elaphe noir (comprendre "joli serpent") (le 19 novembre approche à grand pas, je dis ça, je dis rien).
Merci encore à l'équipe Lancel du Printemps de Lyon pour ce moment unique.


     




2.
La première saison de Cha


Souviens-toi, dans ma précédente Semaine Médias, je te présentais Cha, l'héroïne un peu sonnée d'une websérie lyonnaise sur le point de voir le jour.
Aujourd'hui, grâce à une campagne de crowdfunding réussie, la saison 1 de Cha a pu être tournée. Le dernier épisode a été diffusé vendredi soir sur Youtube, et que dire à part que cette première saison donne follement envie de voir la suite.
Cha est attachante, le Monsieur dans l'épisode ci-dessus aussi (ouais, hein, on est d'accord), et Anthony Georgeon (le réalisateur et coloc' de Cha dans la série) est plus que bon. Mention spéciale également aux musiques de fin, souvent très très kiffantes. Bref, bravo les gars, on en redemande. 



3.
Le dernier Daisy Lambert



Depuis bientôt quatre semaines (tu relèveras une concordance certaine avec le début de Danse avec les Stars, #vietrépidante), j'étais littéralement bloquée, comme si ma playlist ne connaissait plus qu'Herbert Léonard.
Et puis, Daisy est revenu. Il a rejoué son vieux mélodrame, ses longs couplets à fendre l'âme. 
Dans ses "Cœurs Célestes", j'ai retrouvé la voix grave de Gainsbourg, les soupirs de Biolay, le kitch ultra chic de Chamfort, la folie de Tellier, et les claviers aériens de l'idole suprême : Christophe.
Coup de foudre absolu pour "L'autre côté", piste 6 du genre addictif qui a réussi à me faire oublier "Puissance & Gloire", avec son intro drama et son clavier final façon Jean-Patrick Babar (le fils un peu fictif de Jean-Sébastien Bach et Jean-Michel Jarre).
Bien joué M. Lambert, encore une fois ;)




dimanche 23 octobre 2016

CAPTAIN FANTASTIC


   Dimanche dernier, un peu par hasard, je me suis retrouvée au Comoedia.
Quelques jours plus tôt, j'avais aperçu à la télé un extrait de Captain Fantastic, un film plutôt sympathique sélectionné aux Festivals (Festivaux ??) de Cannes et Deauville, entre autres.

Captain Fantastic, c'est l'histoire d'un mec (Viggo Mortensen avec une barbe) un peu fâché avec le capitalisme, la société de consommation, l'américanisme, bref, un mec qui pourrait aisément devenir le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Ben vit dans la forêt, avec ses six enfants aux prénoms chelous (aussi chelous d'ailleurs que ceux des enfants de Kim Kardashian) (non mais sérieusement, "North West", où c'est qu'on s'est perdu quoi ?!). La mère, à sa manière, est omniprésente.
Pour les protéger de la perversité du monde (Jean-Marc Morandini inclus), Ben expose ses enfants à la vérité vraie, nue, et crue. Sans cesse, le réalisateur insiste sur les épreuves que ces derniers endurent, quitte à flirter avec la caricature (même si ça fait beaucoup de rime en "ure").
Puis vient le moment de la confrontation des deux mondes. Ce qu'on jugeait ridicule au début du film se révèle terriblement éloquent. L'Homme moderne, croyant être la version la plus perfectionnée de sa race, est mis face à ses faiblesses, ses incapacités, ses failles. Si le contraste fait rire sur le moment, il donne également à réfléchir sur l'évolution de l'Homme, et sur le monde parfois absurde qu'il a construit de ses propres mains. Et quoi de plus absurde comme décor qu'une Amérique puritaine et chienne pour dépeindre le fossé qui sépare Ben et sa tribu du monde "réel".

Pour renforcer l'antithèse, le réalisateur a quelquefois poussé l'hyperbole à l'excès, donnant lieu à des scènes pour le moins "what the fuck" (comme disent les jeunes) (et peut-être même "Les Jeunes avec Juppé") (ou pas).
Quoi qu'il en soit, Captain Fantastic, comme chaque film sélectionné par le Comoedia, est loin d'être un film fade. En outre, il a le très appréciable avantage de ne pas donner de leçon de morale.





Captain Fantastic
Actuellement en salle, au Comoedia
Plus d'infos ici





En collaboration avec le Comoedia 

dimanche 7 août 2016

LETTRE A POLNAREFF #2


Cher  Michel,

Il y a un an déjà, je t'écrivais cette lettre. Une missive du genre inspiré dans laquelle je te demandais pardon, pardon d'avoir préféré durant quelques années la blondeur facile et les refrains mécaniques d'une certaine Britney. Une lettre dans laquelle je te suppliais, aussi, de revenir. J'étais alors loin de me douter de ce qui allait m'arriver un certain 21 juillet.

Il y a deux semaines, en montant à Fourvière, j'ai vu mes années d'existence s'envoler par les fenêtres du funiculaire. Il devait m'en rester une dizaine quand je suis arrivée là haut. J'avais dix ans, je sais que ce n'était pas vrai, mais j'avais dix ans. J'étais surexcitée, et il y avait de quoi. Dans sa loge, Britney, mon idole d'alors, était en train de se préparer, tandis qu'une file d'attente sans fin s'allongeait de seconde en seconde.

Britney a toujours eu le sens du spectacle, du show, comme on dit là bas. Ce compte à rebours, sur l'écran qui surplombait la scène, était donc une évidence. Jusqu'au bout, j'ai retenu mon souffle, et lorsque Britney est enfin apparue, j'ai crié comme une gamine soudainement envahie par l'hystérie.
Britney avait un peu changé. Elle semblait plus musclée, plus ... virile. Un peu comme si Britney avait forcé sur la protéine. Je ne l'avais encore jamais vue avec un carré frisé et une queue de pie. Mais Britney a toujours eu le sens de la surprise ...

Ce soir là, Britney n'a pas quitté ses lunettes blanches, ce qui m'a quelque peu interloquée. Elle nous a fait rire, puis pleurer sur fond d'accords violets. Elle a même fait des ruines qui dormaient sous nos pieds un dancefloor de plein air (à défaut de faire de nos vies des cocottes en papier) (salut à toi, Francis à moustache).
Durant près de deux heures, Britney a enchaîné les tubes. Des chansons que je connaissais par cœur, et qui, bizarrement, m'ont parues bien mieux que d'habitude.
Sa voix était puissante, et montait parfois dans les nuages qui volaient au dessus du théâtre. Comme autrefois. Comme quand j'avais cinq ans et que je ne savais pas encore mettre un son sur un visage.


A cinq ans, Michel, je découvrais ta voix, sans image.
Ce 21 juillet, dans le théâtre plein à craquer de Fourvière, j'ai enfin pu voir ta musique. C'était en 2016, et sur mon billet, Polnareff avait définitivement remplacé Spears. 

Amiral, me voilà revenue sur ton rivage. Promis, je ne quitterai plus le navire, tu es bien trop cool pour que cela se reproduise.

Bien à toi,



Crédit photos :
Loll Willems

dimanche 17 juillet 2016

LE TOURNE-COEUR


   Il avait prévu sa marinière, et il avait bien fait. Peu avant son entrée sur scène, une pluie diluvienne avait refroidi nos corps, mais il en fallait plus, bien plus, pour atteindre ma fanitude.

"On va y arriver", a dit Christophe après s'être "Définitivement" installé. Mais bien sûr que oui, Cricri, même foudroyés, on n'aurait pas osé t'abandonner.
Malgré la marée d'adeptes des Marionnettes qui lui faisait face, Christophe lui, a osé la nouveauté. Une heure durant, les Vestiges du Chaos ont retenti dans les entrailles du théâtre antique de Fourvière. Et crois-moi, ils avaient de la gueule ces nouveaux diamants, au milieu des ruines et des cordes du Conservatoire de Lyon.
Évidemment, depuis le mois d'avril, j'avais eu le temps de répéter, d'apprendre le moindre mot, le moindre silence de l'album en question. Ce soir là, j'ai donc enchaîné les duos, en mimant tous les instruments que je pouvais. J'étais refaite de chez refaite ...  et un peu seule, à côté de Josette, Martine et Henriette, qui semblaient si timides face à cette idole un peu trop moderne.

On ne va pas se mentir, Christophe avait visiblement un temps d'avance sur le public de Fourvière. Après une courte pause, le temps d'installer un piano mal accordé, Christophe a donc revêtu son costume de chanteur à succès.
Josette était refaite de chez refaite. Moi, un peu déçue de ne pas avoir eu droit au coup de fil de Stéphanie (pourtant réclamé par une foule en délire deux personnes, dont moi). Mais tellement surprise par cette réorchestration démentielle, façon Radiohead, d'Aline. Et surtout, complètement tourneboulée par ces quelques notes violettes qui achevèrent une heure et demi passée entre ciel et terre.
Pour une fois, je n'avais espéré aucun hommage. Mais le tourne-cœur porte toujours aussi bien son nom, et son génie demeure intact.




Crédit photos :






EDIT : Je te redonne le lien de Tangerine, pour écouter la voix d'Alan Vega une dernière fois. Il a rejoint hier le cercle (pas assez fermé) des disparus de 2016 ...
 

dimanche 24 avril 2016

PANTONE 2665

   J'étais sur une bonne lancée. J'avais mûrement réfléchi, et consulté toute une assemblée (au moins ... deux personnes !). J'étais prête à poursuivre sans rien changer, en me laissant porter par mes inspirations du moment. J'avais même prévu d'aller photographier le Vieux Lyon pour te parler ce week-end de ce quartier que j'aime tant.


C'était jeudi soir. J'étais aussi cool qu'un Frankie en partance pour Hollywood. Et puis mon frère a prononcé une phrase, la phrase de trop, comme on dit dans les bistrots (mais bien sûr). Sur son écran d'ordinateur, j'ai vu son visage, ses traits si fins, ses yeux si noirs, mais je ne voulais pas y croire. D'ailleurs, à 98 796 reprises, j'ai répété les seuls mots que je trouvais à dire : "C'est pas possible" (comme quoi, l'incompréhension n'est pas forcément un sentiment très inspirant ...). En allumant la télé, je me suis effondrée en larmes, comme si Blake et Alexis venaient de découvrir qu'Amanda était leur fille (comme quoi, regarder Dynastie n'aide vraiment pas à rester digne ...). Vendredi matin, le réveil fut difficile. J'étais revenue sept ans en arrière, avec dans ma bouche ce même goût amer, et l'impression d'étouffer sous un drap de nostalgie (je te laisse imaginer ma réaction quand je suis arrivée devant ma brosse à dents violette ...).


Aujourd'hui, comme tu peux le voir, j'essaye d'en rire alors que le dernier des Grands est parti. Celui qui m'avait consolée après la mort de Michael laisse derrière lui un vide immense et une pluie d'améthystes. Son kitsch était sans pareil. Ses cris forçaient l'hystérie. Personne ne se roulera jamais par terre comme lui. Et personne ne portera jamais aussi bien le violet.


La mort m'a volé ma dernière idole. Pourtant aujourd'hui, Prince est plus vivant que jamais. Alors prends-en de la graine, jeune artiste entre guillemets. 






PS : Pour les nostalgiques, mon addiction à Prince en 5 articles à découvrir ici, ici, ici ou encore ici, et ici ;)

dimanche 10 avril 2016

LE M•BOARD D'AVRIL

   Oui, je sais, le dernier M•Board date du 20 mars et nous ne sommes que le 10 avril. Mais j'ai envie de te dire "and so what ?". Après tout, ce n'est pas de ma faute si le temps file encore plus vite qu'une transaction de trader sous cocaïne. Mais passons.

Ce mois-ci, j'ai eu envie de ressortir ma collection de vinyles. Je me suis amusée à les photographier, à les recadrer, à trouver les bons angles pour faire en sorte que ce board soit le plus harmonieux possible. On a ri, mais on a ri ! Non, j'déconne.
Plus sérieusement, si j'ai ressorti les vinyles, ce n'est pas un hasard. Déjà parce qu'Etienne Daho a dit un jour "qu'il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous, pas de coïncidence". Ce qui veut bien dire qu'à priori, j'avais rendez-vous avec mes vinyles ... Soit.
Et deuxièmement, parce que je suis actuellement en pleine réflexion bloguesque. Je me pose des questions, parce que je vois bien que quelque chose a changé, que toi et moi, on n'est plus vraiment sur la même fréquence. Alors je m'interroge, je me demande si parler de tout avec un concept un peu flou était la bonne idée.
Tu l'as peut-être remarqué, de plus en plus, je me passionne pour la mélodie et l'image, mais l'image au sens large, celle d'un film de cinéma, d'une pochette de disque ultra kitsch, d'une pub pour cosmétiques ou d'un clip des années 83 (oui oui, 83, sinon ça rimait pas). Je me dis qu'il y a peut-être quelque chose à creuser de ce côté là, sans pour autant oublier le vêtement, la sape, celle qui, 7 ans en arrière, m'a donné envie d'écrire ici.
Tu vas me dire qu'au fond, je te propose quasiment la même chose que ce que je fais actuellement. Ce à quoi je répondrai d'un air très assuré "non, pas vraiment". Tout n'est pas encore très clair, mais j'ai envie d'un positionnement plus affirmé, plus assumé (tout de suite les grands mots, tu sais). Bref, envie d'un blog culture un peu barré, qui ne se cantonnerait pas à la critique de bas étage ni à une simple revue d'actualités ...

J'ignore encore vers quoi tout cela nous mènera. J'espère dans tous les cas que tu seras toujours de la partie. Affaire à suivre ...



Liste des vinyles :
(de gauche à droite et de haut en bas)

Wham - Make It Big (j'assume)
Pockets - Come Go With Us
Michael Jackson - I Just Cant' Stop Loving You 
Marilyn Monroe - Goodbye Primadonna
Nik Kershaw - The Riddle
Prince - Controversy
Johnny Legend - Are You Hep To Me





lundi 28 mars 2016

LA SEMAINE MEDIAS #29

   Mon premier mois de stage s'achève à peine et déjà le mémoire me guette. Même si j'espère pouvoir revenir ici de temps en temps, les prochains week-ends s'annoncent studieux. Alors avant que la tâche ne m'accapare, je tenais à te parler de mes derniers frissons, de mes récents émois, bref, de mes kiffades du moment (oui, kiffades, c'est comme les grillades, le rumsteck en moins).


Lundi



"Bientôt, le plus tard j'espère". Avoue que cette phrase a de la gueule. Même Fabrice Luchini la trouverait bandante, pourtant, c'est bien elle qui ouvre La Débandade, un bijou made in Argentine signé Benjamin Biolay (plus connu à Buenos Aires sous le nom de Bèn'jamine Biolaille).  
Que les fans des Cerfs Volants se rassurent, les violons sont toujours là, mêlés au bandonéon (décidément) et à la voix mélodieuse et suave de Biolay, celle qu'on aime entendre et qu'on se plaît à écouter (là tu te dis sûrement que je fais du style pour meubler, pourtant crois-moi, ces 2 mots prennent tout leur sens avec un mec comme BB). 


Mardi



Mardi nous étions à J-3 de l'ouverture de la billetterie des Nuits de Fourvière. Autant te dire que vendredi, à 15h02 (soit 2 minutes après l'ouverture), j'étais l'heureuse propriétaire d'un aller simple pour les paradis perdus. Le 11 juillet, ma moustache préférée se produira au Théâtre Antique de Fourvière, et j'en tremble d'avance.
Car en attendant, Christophe nous dévoile petit à petit les sublimes "Vestiges du Chaos". La nouveauté de la semaine est démentielle. Le titre est kitsch, d'un kitsch ultra moderne dont seul Christophe a le secret. Le texte est beau. La voix est claire, tellement qu'on a l'impression d'apercevoir au loin la Petite Fille du Soleil. Et Booba n'a plus qu'à aller s'acheter un tee-shirt (et un cerveau, on sait jamais, s'il y avait une promo ...), tant Christophe use avec intelligence du vocoder. 





Mercredi



Restons à Lyon, puisqu'il s'y passe beaucoup de choses. Et de sympathiques choses. Comme cette nouvelle websérie nommée Cha, à l'instar de son héroïne. Cha est une jeune fille timide, qui a visiblement un petit pète au casque, et c'est précisément la raison pour laquelle je t'en parle. Car Cha est drôle, mais Cha a aussi besoin de toi. En effet, Anthony Georgeon, le créateur de ce Sex & The City 2.0, a lancé récemment une campagne de crowdfunding, à suivre ici. Si Cha te plaît (ou si "ça" te plaît), n'hésite pas à aider Anthony à finaliser son projet et faire que cette websérie voit le jour.


Vendredi


Si bosser en agence de comm' avait provoqué en moi quelques réactions étranges, il semble que le fait de travailler pour une entreprise qui fabrique des produits pour enfants soit tout aussi perturbant. Pour être très franche avec toi, disons que je suis devenue complètement gaga. Désormais, je passe mes pauses dèj' devant Gulli, je collectionne les jouets de Happy Meal, et je m'extasie devant la mignonitude pastel d'une vidéo postée par Bourjois pour promouvoir ses fameuses boîtes rondes. Elle est loin, très loin la Clemence M qui ne jurait que par le noir ... 



Dimanche



Autre preuve de ma régression mentale, mon amour inconditionnel pour les packagings de Pâques de la Pâtisserie des Rêves. Voilà voilà, maintenant tu es prévenu(e), un petit lapin en carton suffit à me combler de joie ... 





dimanche 13 mars 2016

MEDECIN DE CAMPAGNE

   Je l'avoue, je ne sais pas vraiment par où commencer pour te parler de Médecin de Campagne, ce très beau film vu récemment au Comoedia. 



Peut-être devrais-je d'abord te dire que c'est une réussite. Une vraie. Car au-delà de la romance, Médecin de Campagne est un film qui sonne incroyablement juste, un quasi-documentaire joué par des acteurs qui embrassent une réalité presque obsolète. Et c'est justement cela qui me désole et me plaît. 

Oui, me désole. Si tu veux, je m'interroge. Je me demande pourquoi François Cluzet m'inspire davantage confiance que les quelques généralistes croisés dans ma vie. Je me demande pourquoi les campagnes se vident alors que c'est précisément là qu'on exerce la vraie médecine, celle de la parole et du toucher, pas celle des "je vais vous prescrire ça" et des "je ne sais pas, il faudrait que vous fassiez un scanner" (fonctionne aussi avec l'IRM). Je me demande pourquoi il faut aller au cinéma pour voir de telles relations entre un médecin et ses patients, des relations vraies bien que simulées, authentiques bien que jouées, et surtout, dénuées de cette posture hautaine qui semble aujourd'hui être délivrée avec le diplôme du jeune médecin. 



Ces questions sont autant de thèmes traités par Thomas Lilti, et font de cette fiction une oeuvre engagée profondément ancrée dans la réalité. Si j'ai mon avis quant aux réponses, je pense que la société devrait elle aussi s'interroger sur la sélection de ses médecins. Car durant les deux années que j'ai passées en fac de médecine, j'ai à mon grand regret croisé bien peu de futurs François Cluzet. 






Je sais que je ne me ferai pas que des amis avec cet article, qui n'est pourtant que le fruit de mon vécu. Je sais aussi - du moins, j'espère - que malgré la flopée d'opportunistes croisés durant mes années médecine, d'autres feront perdurer une médecine humaine. 
Quoi qu'il en soit, je souhaite à François Cluzet le même succès que Vincent Lindon pour La Loi du Marché, autre manifeste sur grand écran, toujours fatalement d'actualité. 


Médecin de Campagne
Sortie le 23 mars, au Comoedia
Plus d'infos ici






En collaboration avec le Comoedia

dimanche 21 février 2016

LA SEMAINE MEDIAS #28

   Ca y est. J'ai passé mon dernier partiel, oui, mon DERNIER partiel. Comme on quitte une amie de longue date, j'ai dit au revoir à ma fac, et le temps d'une dernière soirée, j'ai flotté dans cette atmosphère folle et légère qui résume à elle seule cette courte année. Lundi prochain, je débuterai un nouveau stage, celui qui clôturera le chapitre "études" de ma vie. Et comme je ne réalise toujours pas, je continuerai à te parler de la fac dans mes prochains articles, avec quelques conseils "orientation" et très vite (genre la semaine prochaine, en fait), un look sponsorisé par Nostalgie. 
Mais pour l'instant, place à la 28ème Semaine Médias. Une semaine à faire crier grâce à tous les échos, à faire trembler les murs de Jéricho, et surtout, à faire blêmir les psychorigides de la parité qui s'aventureraient sur ce blog (tu vas vite comprendre, rassure-toi). 


Samedi



Samedi dernier, Christine est revenue sur les lieux du crime. Deux ans après son lancé de paillettes, Heloïse a bien grandi. Plus habitée que jamais, elle a troqué le costume doré pour un look à la James Dean. On félicite le réalisateur pour ces plans furtifs faussement mal cadrés, et on fait coucou à MJ, qui semble s'être définitivement réincarné. 


Lundi



Le lundi, c'est un peu mon jour "safari". Le jour où je glandouille (du verbe "glandouiller") sur Youtube, à la recherche de celui ou celle qui pourrait me divertir (ou, éventuellement, m'apprendre à faire un smoky) (quoi ?! tu sais pas faire un smoky ?!).
Lundi dernier, je suis tombée sur Adèle, une gamine complètement jetée du genre surdouée. A voir absolument : sa vidéo sur les Youtubeuses beauté :) 


Dimanche


Je profite de cette fin de dimanche ensoleillé pour te présenter le dernier clip de Thaïs Té. Certaines la reconnaîtront peut-être car Thaïs fut un temps présente dans ma blogroll lyonnaise. Aujourd'hui, Thaïs chante, et elle le fait bien. Preuve en est son dernier titre, "Little Liar", que je ne peux m'empêcher d'écouter 15 fois d'affilée. Effet garanti. 





dimanche 8 novembre 2015

LA SEMAINE MEDIAS #27

   Après une folle semaine anniversaire, reprenons aujourd'hui le cours normal (si tant est que ce blog soit normal) de nos affaires.
Car pendant que je m'amusais à exhiber ma moustache (non, ce blog n'est définitivement pas normal), il s'est passé une foultitude de choses ici et là. Et ça, ça méritait bien une nouvelle Semaine Médias.


Mardi


Tu ne le sais peut-être pas, mais je suis une détraquée de moutarde. Comme dirait Yves Côte de Porc, moi, j'aime quand ça pique, j'aime quand ça brûle, bref, j'aime quand ça arrache.
Alors quand je suis tombée sur l'article de Caroline - "Plaisir de bouche #Dijon", viens par là Léon, je t'emmène faire un tour dans le Bourguignon - j'ai pour ainsi dire expérimenté le syndrome du clic compulsif. Jolie surprise car j'ai pu découvrir une ville superbe, que jamais (même dans mes rêves les plus fous) je n'aurais imaginée aussi belle.


Jeudi


Jeudi, j'ai reçu dans ma boîte mail une bien belle nouvelle. En effet, le Comoedia, cinéma lyonnais désormais centenaire, m'a contactée pour établir un chouette partenariat. L'occasion pour moi de nourrir davantage la rubrique Cinéma de ce blog (autrement qu'avec des films à base d'Alain Delon), et de te faire profiter de quelques événements trop méga coolos (avant-premières, rencontres ...), entre autres.


Jeudi bis


Si tu aimes les ambiances sixties à la Mad Men, Si tu eus apprécié en son temps l'humour formidablement absurde de Sire Astier Alexandre, et si le nom d'Hubert Bonisseur de La Bath te réjouit presque autant qu'un éclair au chocolat, alors je ne vois qu'une seule et unique solution te concernant : ne surtout pas louper les derniers épisodes de la génialissime série Au Service de la France (jeudi prochain sur Arte, à 20h50).


Vendredi


Je pense que tu m'as cernée, Renée, je ne suis pas une blogueuse à macarons pastels, et je ne le serai jamais.
Pourtant, je l'avoue, j'ai frôlé la crise d'hystérie quand j'ai découvert, vendredi, la nouvelle édition limitée de Ladurée. Ornée du chiffre royal et créée spécialement pour le tricentenaire de la mort de Louis XIV (auquel le Château de Versailles consacre d'ailleurs une belle expo), tu trouveras cette sublime boîte de huit macarons au domicile de Son Altesse Sérénissime, ainsi que dans toutes les boutiques de la Maison.


Vendredi bis


Pour poursuivre sur une note tout aussi hystérique, sache qu'Etienne Daho a sorti vendredi un nouveau "meilleur de" (best of, pour les anglophones) regroupant, comme le concept l'indique, le meilleur de son oeuvre.
Si je t'en parle aujourd'hui, c'est non seulement parce que je sais que le 24 décembre à 16h30, tu ne sauras toujours pas quoi offrir à ton oncle Vincent (tu sais, celui qui est resté bloqué sur le quai de l'adolescence). Mais c'est aussi et surtout pour les inédits, et notamment Paris Sens Interdit, que Monsieur Daho nous offre. Pour toi public, j'ai retrouvé la version originale de ce titre, une version ultra eighties qui ravira les amateurs de kitsch (et aussi, pourquoi pas, les amateurs de kirsch) (cette parenthèse n'avait absolument aucun sens, je te le confirme).


Dimanche


Et parce qu'on ne pouvait pas l'éviter, terminons si tu le veux bien en souhaitant un très bel anniversaire à Monsieur Delon.





lundi 2 novembre 2015

LA SEMAINE PEU RAISONNABLE / #7

Je ne pouvais pas finir cette semaine anniversaire sans te parler de ce sublime documentaire, diffusé ce soir à 20h50 sur France 3. Car oui, il est des soirs où France 3 sait nous mettre en joie. Et oui, sans même l'avoir vu, je peux affirmer que ce documentaire sera génial.
Pourquoi, me diras-tu ? Parce qu'il y sera question d'un inconnu nommé Delon.
Alors, d'aucuns tenteront de me convaincre qu'Alain Delon n'est plus qu'un vieux crouton. A ceux là, je répondrai que Delon, c'est "juste" 90 films dont trois chefs d'oeuvre signés Melville. Delon, c'est "juste" le regard glacial du Samouraï. Delon, c'est "juste" le mec qui donne la réplique à Gabin et Ventura dans Le Clan des Siciliens. Delon, c'est "juste" le plus beau mec de l'Univers qui, en toute logique, a pécho la plus belle fille de la Terre (Nathalie, pour les intimes) ...
Je pourrais continuer longtemps. Car Delon est un monument. Et c'est bien connu (ou pas), les monuments, on évite de cracher dessus.
Au cas donc où tu n'aurais pas prévu de regarder France 3 ce soir, je t'invite à jeter un oeil à mon article "Initiales A.D.", histoire de nous rafraîchir un peu la mémoire ...


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Ainsi s'achève cette semaine anniversaire !
J'espère que ces sept articles peu raisonnables t'ont plu. Sur ce, je retourne à ma recherche de stage, et te donne rendez-vous très vite, ici même, pour de nouvelles aventures :)