Webzine Title

Webzine Title
Affichage des articles dont le libellé est le clan des siciliens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est le clan des siciliens. Afficher tous les articles

lundi 2 novembre 2015

LA SEMAINE PEU RAISONNABLE / #7

Je ne pouvais pas finir cette semaine anniversaire sans te parler de ce sublime documentaire, diffusé ce soir à 20h50 sur France 3. Car oui, il est des soirs où France 3 sait nous mettre en joieEt oui, sans même l'avoir vu, je peux affirmer que ce documentaire sera génial.
Pourquoi, me diras-tu ? Parce qu'il y sera question d'un inconnu nommé Delon.
Alors, d'aucuns tenteront de me convaincre qu'Alain Delon n'est plus qu'un vieux crouton. A ceux là, je répondrai que Delon, c'est "juste" 90 films dont trois chefs d'oeuvre signés Melville. Delon, c'est "juste" le regard glacial du SamouraïDelon, c'est "juste" le mec qui donne la réplique à Gabin et Ventura dans Le Clan des Siciliens. Delon, c'est "juste" le plus beau mec de l'Univers qui, en toute logique, a pécho la plus belle fille de la Terre (Nathalie, pour les intimes) ...
Je pourrais continuer longtemps. Car Delon est un monument. Et c'est bien connu (ou pas), les monuments, on évite de cracher dessus.
Au cas donc où tu n'aurais pas prévu de regarder France 3 ce soir, je t'invite à jeter un oeil à mon article "Initiales A.D.", histoire de nous rafraîchir un peu la mémoire ...


----------

Ainsi s'achève cette semaine anniversaire !
J'espère que ces sept articles peu raisonnables t'ont plu. Sur ce, je retourne à ma recherche de stage, et te donne rendez-vous très vite, ici même, pour de nouvelles aventures :)





lundi 23 juin 2014

INITIALES A.D.


   Tout a commencé l'été dernier. La température extérieure flirtait avec les quarante degrés, et dans ma tête, les idées d'occupation semblaient avoir déserté. J'étais là, coincée dans mon appartement, avec cette seule envie de nager dans de l'eau glacée. Alors, pour passer le temps, j'ai décidé de la jouer auto-persuasion, et de me rafraîchir par procuration

Ayant été quelque peu interpellée - pour ne pas dire "retournée telle une crêpe à la farine de blé" - par cette pub Dior (enfin, surtout par ce mec, avec un grand M, ce B.B. version virile, bref, cette bombe thermonucléaire), j'ai eu envie, moi aussi, de plonger dans l'eau sauvage et chlorée de La Piscine de Jacques Deray.




C'était raté pour le rafraîchissement (les bombes, c'est souvent servi sans glaçon), mais tout bénèf' pour ma culture. Car ayant toujours eu la superficielle habitude (totalement assumée) de m'intéresser aux films pour leur casting, j'ai, depuis ce fameux plongeon de Juillet, ajouté de la confiture à ma tartine de pain grillé (là, il faut juste comprendre que j'ai acheté des DVD). Ne reste plus, aujourd'hui, qu'à l'étaler ...




MELODIE EN SOUS-SOL
(63, Verneuil)


On aime : l'insolence de Delon ; les répliques cultes, signées Audiard, du genre "T'extasie pas sur la mer, elle a toujours été là." ; la scène finale, très chlorée, elle aussi.



LE GUEPARD

(63, Visconti)


On aime : le côté "peinture vivante" et les décors fastueux ; l'attachante gravité de Burt Lancaster ; le surjeu de Claudia Cardinale, en mode "Oh là là, jé crois qué jé souis toute tourneboulée, Monsieur" (on t'avait pourtant dit d'arrêter la pizza, Claudia).




LE SAMOURAÏ
(67, Melville)

On aime : l'ambiance glaciale ; le silence, pesant et intense ; Delon, sa solitude dans le regard, son col relevé, son fedora, son élégance quoi ; le phrasé très "Brigitte" de Nathalie. 




LE CLAN DES SICILIENS
(69, Verneuil)

On aime : le trio mythique Delon / Gabin / Ventura ; la musique d'Ennio Morricone (oui, Madame) ; la scène de l'anguille (chasse, pêche, naturisme et tradition ...).



LA PISCINE
(69, Deray)


On aime : le hâle de Romy ; la musique de Michel Legrand (cette année invité d'honneur du Festival Lumière, pour toi, Lyonnais(e)) ; le calme faussement paisible ; la naïveté de Birkin (elle aussi, elle a dû forcer sur la pizza) ; l'électricité entre Delon et Romy.



LE CERCLE ROUGE
(70, Melville)

On aime : la lumière, typiquement Melville ; la moustache de Delon (non, j'déconne) ; les coups de feu, en veux-tu en voilou ; l'intrigue, aussi captivante que le dénouement ; le jeu magistral de Bourvil et Montand.



Au cas où tu n'aurais pas déjà vu ces classiques du cinéma, j'espère avoir attisé ta curiosité (pour quelque raison que ce soit ;).
Dans le cas contraire, n'hésite pas à me dire ce que tu en as pensé.

Et puisqu'on cause "avis", j'ai parfaitement conscience que cet article me fera passer, aux yeux de certains et certaines, pour une horrible réactionnaire. Oui mais voilà, il est des acteurs intemporels, éternels, géants par leur talent, leur aura, leur carrière. Et quoi qu'on en pense, quoi qu'on en dise, Alain Delon en fait indéniablement partie.





PS : Borsalino manque à l'appel (pas encore vu), mais la BO devrait suffire à te donner l'envie, l'envie d'avoir envie (à que Johnny).