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dimanche 10 avril 2016

LE M•BOARD D'AVRIL

   Oui, je sais, le dernier M•Board date du 20 mars et nous ne sommes que le 10 avril. Mais j'ai envie de te dire "and so what ?". Après tout, ce n'est pas de ma faute si le temps file encore plus vite qu'une transaction de trader sous cocaïne. Mais passons.

Ce mois-ci, j'ai eu envie de ressortir ma collection de vinyles. Je me suis amusée à les photographier, à les recadrer, à trouver les bons angles pour faire en sorte que ce board soit le plus harmonieux possible. On a ri, mais on a ri ! Non, j'déconne.
Plus sérieusement, si j'ai ressorti les vinyles, ce n'est pas un hasard. Déjà parce qu'Etienne Daho a dit un jour "qu'il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous, pas de coïncidence". Ce qui veut bien dire qu'à priori, j'avais rendez-vous avec mes vinyles ... Soit.
Et deuxièmement, parce que je suis actuellement en pleine réflexion bloguesque. Je me pose des questions, parce que je vois bien que quelque chose a changé, que toi et moi, on n'est plus vraiment sur la même fréquence. Alors je m'interroge, je me demande si parler de tout avec un concept un peu flou était la bonne idée.
Tu l'as peut-être remarqué, de plus en plus, je me passionne pour la mélodie et l'image, mais l'image au sens large, celle d'un film de cinéma, d'une pochette de disque ultra kitsch, d'une pub pour cosmétiques ou d'un clip des années 83 (oui oui, 83, sinon ça rimait pas). Je me dis qu'il y a peut-être quelque chose à creuser de ce côté là, sans pour autant oublier le vêtement, la sape, celle qui, 7 ans en arrière, m'a donné envie d'écrire ici.
Tu vas me dire qu'au fond, je te propose quasiment la même chose que ce que je fais actuellement. Ce à quoi je répondrai d'un air très assuré "non, pas vraiment". Tout n'est pas encore très clair, mais j'ai envie d'un positionnement plus affirmé, plus assumé (tout de suite les grands mots, tu sais). Bref, envie d'un blog culture un peu barré, qui ne se cantonnerait pas à la critique de bas étage ni à une simple revue d'actualités ...

J'ignore encore vers quoi tout cela nous mènera. J'espère dans tous les cas que tu seras toujours de la partie. Affaire à suivre ...



Liste des vinyles :
(de gauche à droite et de haut en bas)

Wham - Make It Big (j'assume)
Pockets - Come Go With Us
Michael Jackson - I Just Cant' Stop Loving You 
Marilyn Monroe - Goodbye Primadonna
Nik Kershaw - The Riddle
Prince - Controversy
Johnny Legend - Are You Hep To Me





dimanche 18 janvier 2015

1 MOIS, 1 VINYLE #2

  
  Qu'on se le dise, souhaiter la bonne année n'a malheureusement jamais empêché aux drames de se produire. Sinon, Michael Jackson serait toujours en vie, Alain Delon serait encore Alain Delon, et "Les Princes de l'Amour", bien qu'inépuisable source d'inspiration, seraient uniquement diffusés sur Pluton .
Faisons donc comme si 2014 ne s'était jamais terminée, et reprenons l'écriture de ce blog là où nous l'avions laissée.

Souviens-toi, il y a quelques mois déjà, j'inaugurais ici-même une nouvelle catégorie d'articles dédiée à mes chers et poussiéreux vinyles.
Après le Gin Tonic de Françoise Hardy, j'ai voulu te présenter aujourd'hui une pochette singulière, celle du premier album solo d'un dénommé Simon F.
A prononcer "Saïmon". Comme Simon & Garfunkel. Mais sans Garfunkel.

clemence m vinyle simon f gun

Comme souvent, la rencontre avait pour décor un nombre indécent de rimes en "é" (c'était l'été, sur l'île de Ré, lors d'un vide-grenier) (nous voilà bien avancés).
Comme toujours, ce fut un coup de foudre. Un coup de foudre avec cette chronophotographie contrastée, ce blouson sur chemise asymétrique, et cette crinière indomptée.

clemence m vinyle simon f gun

Instantanément, cette pochette m'a fait penser à une série de photos datant de 2001 qui elle, paradoxalement, illustrait le dernier album solo d'un certain Michael J.
Pourtant, j'ignorais tout de ce Monsieur F., moi qui d'ordinaire brandit à tout va mon baccalauréat Ringardise spécialité eighties. 

clemence m vinyle simon f gun

A défaut de page Wikipedia (tout le monde ne peut pas être Nabilla ... ), j'ai donc parcouru le web et découvert quelques clips, à commencer par celui d'American Dream, mélange de paradoxes Made in US et de gros plans façon clair-obscur bien flippants. J'ai alors compris que le garçon était un adepte du genre.

Et pour cause, Simon Fellowes, de son vrai nom (en Français, "Simon Compagnons", à un "e" près), aurait imposé à sa maison de disque cette pochette signée Robert Mapplethorpe, photographe autodidacte, poto d'aventure de Patti Smith, et spécialiste du noir et blanc tranché. Un peu chelou, j'avoue. Mais très doué.

clemence m vinyle simon f gun






dimanche 5 octobre 2014

1 MOIS, 1 VINYLE #1

   En réfléchissant à une nouvelle catégorie d'articles, pour éviter que ce blog ne tombe dans une très très lassante routine, je suis parvenue à la conclusion qu'il était temps que je te parle de ma Collection.
Oui, Collection avec un grand C, j'y tiens.
En effet, cela fait maintenant plusieurs années que je brave la poussière des brocantes et des disquaires, à la recherche de belles images sur pochettes cartonnées. Car bien plus que le vinyle, que le disque, c'est le visuel, le beau, l'esthétique qui m'intéressent.
Une démarche pour certains étrange, qui, parfois, provoque en moi des réactions tout aussi étranges, comme cette fois où je me suis extasiée devant une pochette ultra graphique, avant de réaliser que je tenais entre mes mains un disque de François Valéry ...

Chaque mois, je te présenterai donc un exemplaire de ma collection, te raconterai son histoire et tenterai une psychanalyse ultra-précise des raisons de cet achat compulsif (enfin, pour ça, on verra).
Commençons donc, si tu veux bien, et même si tu ne veux pas d'ailleurs, avec ma dernière acquisition : le très funky Gin Tonic, de Françoise Hardy.


Trouvé chez Planète Claire, THE disquaire d'Orléans (celui-là même dont je te parlais il y a deux semaines, et qui croyait m'avoir déjà vue), ce vinyle est, comme la plupart de ceux que je possède, une heureuse découverte.
Comme toujours, j'étais venue avec une idée bien précise de ce que je cherchais : un vinyle rare mais magnifique d'Etienne Daho, noir et blanc, photo Harcourt, un chaton dans les bras du garçon. Dépitée de ne pas le trouver, j'ai malgré tout continué à faire défiler les disques, jusqu'à cette pochette en noir et blanc, ce Gin Tonic sur fond jaune électrique, et cette moue si Hardy.


En regardant d'un peu plus près, j'ai vu Françoise, assise dans son frigo, avec ses escarpins et son micro. C'est vrai, j'étais interloquée. Un peu déroutée. Presque déconcertée. Parce que tu reconnaîtras, comme moi, qu'une Madame dans un frigo, c'est assez rare, voire exceptionnel.


Et puis, de l'interlocation (?), je suis vite passée à l'admiration, face à cette mise en scène géniale, que dis-je, extraordinaire, qui à coup sûr me fera passer, aux yeux des profanes à qui je montrerai cette pochette, pour une connaisseuse hors pair, experte en concepts un peu particuliers (ou pas ...).