dimanche 5 octobre 2014

1 MOIS, 1 VINYLE #1

   En réfléchissant à une nouvelle catégorie d'articles, pour éviter que ce blog ne tombe dans une très très lassante routine, je suis parvenue à la conclusion qu'il était temps que je te parle de ma Collection.
Oui, Collection avec un grand C, j'y tiens.
En effet, cela fait maintenant plusieurs années que je brave la poussière des brocantes et des disquaires, à la recherche de belles images sur pochettes cartonnées. Car bien plus que le vinyle, que le disque, c'est le visuel, le beau, l'esthétique qui m'intéressent.
Une démarche pour certains étrange, qui, parfois, provoque en moi des réactions tout aussi étranges, comme cette fois où je me suis extasiée devant une pochette ultra graphique, avant de réaliser que je tenais entre mes mains un disque de François Valéry ...

Chaque mois, je te présenterai donc un exemplaire de ma collection, te raconterai son histoire et tenterai une psychanalyse ultra-précise des raisons de cet achat compulsif (enfin, pour ça, on verra).
Commençons donc, si tu veux bien, et même si tu ne veux pas d'ailleurs, avec ma dernière acquisition : le très funky Gin Tonic, de Françoise Hardy.


Trouvé chez Planète Claire, THE disquaire d'Orléans (celui-là même dont je te parlais il y a deux semaines, et qui croyait m'avoir déjà vue), ce vinyle est, comme la plupart de ceux que je possède, une heureuse découverte.
Comme toujours, j'étais venue avec une idée bien précise de ce que je cherchais : un vinyle rare mais magnifique d'Etienne Daho, noir et blanc, photo Harcourt, un chaton dans les bras du garçon. Dépitée de ne pas le trouver, j'ai malgré tout continué à faire défiler les disques, jusqu'à cette pochette en noir et blanc, ce Gin Tonic sur fond jaune électrique, et cette moue si Hardy.


En regardant d'un peu plus près, j'ai vu Françoise, assise dans son frigo, avec ses escarpins et son micro. C'est vrai, j'étais interloquée. Un peu déroutée. Presque déconcertée. Parce que tu reconnaîtras, comme moi, qu'une Madame dans un frigo, c'est assez rare, voire exceptionnel.


Et puis, de l'interlocation (?), je suis vite passée à l'admiration, face à cette mise en scène géniale, que dis-je, extraordinaire, qui à coup sûr me fera passer, aux yeux des profanes à qui je montrerai cette pochette, pour une connaisseuse hors pair, experte en concepts un peu particuliers (ou pas ...).





5 commentaires:

Anonyme a dit…

Peut-être voulait-elle signifier : Vous voyez, je vous l'avais bien dit, je suis frigide, mais vous pouvez toujours
fantasmer sur mes escarpins...

Mais là, je fantasme bien sûr.

Clemence M. a dit…

@ Anonyme : Même si j'ignore qui tu es, je trouve ton analyse très pertinente. A vérifier auprès de l'intéressée, à l'occasion ... ;)

Anonyme a dit…

Ah bon, mon analyse aurait été moins pertinente si vous m'aviez connu ? (oui, ça peut se tenir..). Je vous laisse le soin de la vérification, moi la chose ne m'intéresse plus. - Changeons de sujet, j'aime beaucoup ce que vous faites, c'est frais, vrai, créatif et très vivant, et j'adore - je vous jure que c'est vrai - avant tout votre écriture ;), inventive et ô combien personnelle. Je m'étonne qu'une si jeune femme soit si mature et si cultivée déjà. Mais la vie parfois nous réserve de belles surprises,n'est-ce pas. Zut, j'en ai trop dit... mais vous ne vous prendrez pas la tête, promis ?

Quand je vous ai vue, je me suis dis « tiens, et si c'était la Diana Vreeland du Virtuel », vous connaissez ? l'impératrice de la mode, qui a fait les beaux jours du Harper's Bazaar et de Vogue pendant une bonne partie du siècle dernier. Ça vous dirait ? Ça vous irait.

Elle est née Française si vous ne saviez pas.

Adieu, chère Madame.

Anonyme a dit…

[ !! Intermède !!]

Chère madame Clémence M,

Rien ne doit vous échapper de la vie à jamais changeante de la Planète Mode, mais au cas où vous n'auriez pas visionné ou souhaitiez revoir le documentaire sur Diana Vreeland, « L'oeil doit vagabonder » - « (The eye has to travel », dans l'original) », il sera rediffusé sur Arte jeudi le 16 octobre à 1,05h. Le DVD est aussi disponible chez Amazon pour la somme de quelque 12 à 16 EUR. C'est un must, qui relate la vie de Diana mais aussi jette une lumière pénétrante sur la vie sociale et artistique des années Swing aux années 60 et au delà où, entre de nombreux modèles et personnalités qui doivent leur célébrité et leur notoriété au flair de l' impratrice de la mode, nous sont présentés et sont agrémentés de superbes images du Harper's Bazaar et du Vogue américain, période où la véritable révolution moderne de la jeunesse a commencé. Vous y trouverez une inspiration certaine, à moins bien sûr que vous ne soyez rendue beaucoup plus loin - oui oui c'est possible. ;-)

Madame Vreealnd, comme je vous l'avais signalé, était Française, née à la Belle Époque, à Paris, en 1903 et décédée en 1989.

Bon visionnnement et belle inspiration en tout cas ; je suis persuadé que vous en ferez 'votre propre film'.

Pardonnez-moi si ce que je vous raconte-là n'est que le ba ba de vos larges connaissances.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Diana_Vreeland

Adieu, Anonyme.

Anonyme a dit…

[ !! Intermède !!]

Chère Madame, je vous soumets un lien pour vous faciliter l'orientation :

http://www.arte.tv/guide/fr/045147-000/diana-vreeland-l-oeil-doit-vagabonder/?vid=045147-000_PWF11095-F.

Vous pouvez visionner cette page pour informations supplémentaires (photos, vidéos, générique et commentaires. Bon, je vous laisse maintenant à votre création. ;-)

Anonyme.