dimanche 26 juin 2016

DIS MAMAN, COMMENT ON FAIT DU MARKETING ?


   Alors ça y est, on a un "petit" mémoire à rédiger, 6-7 entretiens à organiser, et voilà qu'on abandonne lâchement son blog, son public, sa vie quoi ...
Non vraiment, j'ai honte. Mais rassure-toi, aujourd'hui, tu vas en avoir pour ton argent.

Cela fait un petit moment que cette idée d'article me trotte dans la tête (parce que vous avez été très nombreuses à me solliciter par mail << faux, archi faux), et j'ai la prétention de croire qu'il pourra être utile à quelques âmes perdues dans les méandres de l'orientation et du "mais qui suis-je vraiment, au fond de mon ..." ? (pour une fois, on se passera de la rime, n'est-ce pas ?)
En exclusivité intergalactique, je vais donc te conter mon parcours et, au passage, donner quelques conseils à toi qui hésites encore sur ton orientation, le sens de ta vie, ta passion secrète pour le rallye à dos de chèvre ... bref, à toi qui te poses de grandes questions existentielles.



Après avoir voulu être successivement trapéziste, chanteuse, styliste et photographe, j'ai très logiquement choisi de passer un bac S. A l'époque, je préférais l'évidence de la science aux réflexions philosophiques et aux hypothèses économiques.
Ce bac est loin d'être le plus facile, et si jamais tu vises la mention très bien, mieux vaut avoir d'excellentes capacités d'abstraction (qui te sauveront aux épreuves de maths et de physique, crois-moi). Néanmoins, la filière scientifique te permettra d'acquérir une logique de raisonnement qui, pour ma part, m'est toujours utile.
Dans tous les cas, je crois que la fameuse phrase "le bac S t'ouvrira beaucoup de portes" est en partie vraie, à condition de savoir t'adapter.




J'ai tenté médecine pour ne pas avoir à le regretter plus tard. Et je ne le regrette toujours pas.
Même s'il a fallu se battre pour avoir une place en amphi. Même si j'ai eu, un temps, l'impression d'atterrir à l'asile. Même si j'ai sacrifié 2 années de ma vie. Même si, à chaque concours, je me suis sentie comme un bœuf dans un abattoir. Même si j'ai pris 10 kilos. Même si le gouvernement a choisi de faire sa réforme toute pourrie l'année où je devenais "carrée" (comprendre "redoublante").
Malgré tout ça, je ne regrette pas, et je te dirais simplement d'y aller, si tu en as vraiment envie, et si tes proches sont prêts à te soutenir (oui, ceci est une façon polie de les prévenir, car sache qu'ils vont prendre sévère, eux aussi).



Après mon semi-échec en médecine (non parce que, mine de rien, j'ai quand même validé mes deux première années, hein), je voulais retourner à mes premières amours et suivre une voie plus ... créative. J'ai longtemps hésité, car il est vrai qu'après deux années de médecine, tu n'as qu'une envie : en finir au plus vite avec le concept d'apprentissage et de bachotage. La tentation de la formation courte et professionnalisante était grande, mais on a réussi à me convaincre qu'un Bac+5 était l'issue la plus sûre.
Je tiens à le dire, je n'ai absolument rien contre les formations courtes, mais je suis aujourd'hui convaincue que ces 3 années de licences Eco-Gestion m'ont permis de mûrir ma réflexion et d'affiner mon projet tout en acquérant des bases solides, variées (économie, compta, droit, RH, marketing, management, audit ...) et utiles, quelle que soit la voie que je choisissais de suivre par la suite (coucou la phrase de brochure du CIO).
J'ai eu la chance, aussi, d'avoir dans ma ville un très bon IAE. Mais c'est quoi un IAE ? Un IAE, c'est une école dans la fac. D'une part, tu bénéficies des avantages de la fac (notamment, les frais de scolarité moindres), et d'autre part, tu profites de l'intervention de professionnels qui dispensent généralement des cours moins théoriques que les universitaires (je dis "généralement", car il y a des exceptions qui confirment la règle, et je sais de quoi je parle).
Concernant l'admission, j'ai personnellement intégré la licence en première année, car je n'avais pas les bases que d'autres avaient acquis en filière ES. Je crois néanmoins qu'il est possible (mais complexe) d'intégrer ce genre de licences en deuxième année si tu as déjà une petite expérience de la fac (notamment en médecine). Mon conseil est : sois patient, et commence par le début.



Quand je regarde ce sous-titre, je me dis que j'aurais du être auteur de romans trépidants. Ou Bernard de la Villardière.
Mais non, j'ai résisté à la tentation, et j'ai choisi de faire un Master Marketing. Pour ceux qui s'interrogent, le marketing, ce n'est pas que de la comm'. Certes, le marketing, et plus précisément, le métier de Chef de Produit te permettra en partie d'exprimer toute la créativité qui sommeille en toi, Dali des temps modernes. Mais le marketing, c'est aussi des chiffres, une certaine rigueur scientifique. Et c'est précisément ce qui m'a plu. Bien sûr, tout dépend de l'entreprise dans laquelle tu atterris à la fin de tes études, mais il faut avoir en tête que le marketing, ce n'est pas que du loisir créatif, et ce n'est pas non plus que des tableaux croisés dynamiques.

J'ai volontairement choisi de rester à l'IAE pour ces 2 années, car je savais que le Master 2 était très bien côté, et surtout très complet. Je savais aussi qu'en restant à la fac, on s'intéresserait davantage à mes capacités qu'à mon chéquier.
J'ai donc fait un Master 1 Marketing & Vente, puis un Master 2 Marketing & Commercialisation des Produits de Grande Consommation (sache qu'à la fac, on aime se prendre la tête). J'ai énormément appris, tant sur le plan méthodologique (étude de marché, analyse de panels, plan marketing ...) que sur le fonctionnement du biz' (sache qu'en market', on aime l'Anglais et les abréviations à la con). J'ai aussi et surtout appris que le consommateur n'est pas un gros débile qu'on manipule avec une baguette magique. Et si tu restes persuadé du contraire, je te dirais de passer ton chemin, et de t'inscrire à un cours de marionnettes.

J'espère que cet article t'aura été utile, ou du moins, qu'il t'aura intéressé. Dans tous les cas, je répondrais volontiers à toutes tes questions en commentaires ;)





mardi 31 mai 2016

LE M•BOARD DE MAI


   Le mois de Mai est passé à une vitesse folle. Tellement folle que je n'ai même pas eu le temps d'en voir la couleur, raison pour laquelle le M•Board du jour est uniquement teinté de noir et de blanc.
Après cette brève explication formidablement poétique et aussi crédible qu'un "ça va mieux" présidentiel, décryptons ensemble les véritables raisons de cette soudaine bichromite (salut à toi, ami de la contrepèterie).

Au risque de passer pour une fille super désorganisée, je dois t'avouer que je n'avais absolument aucune idée en tête lorsque j'ai commencé ce board ...
Enfin si.
J'en avais une.
Mais je ne t'en dirai pas plus, au risque de passer pour une fille super dérangée (ce qui commencerait à faire beaucoup de défauts pour une si petite personne ... ) (si j'ai un énorme doute quant à la logique de ce que je viens d'écrire, je crois en revanche pouvoir affirmer que la taille d'un individu ne conditionne en aucun cas le nombre de conneries qu'il peut dire).

Mais revenons à notre bichromite, car il semblerait que nous nous soyons sévèrement égarés.
Revenir au noir et blanc, c'est revenir à mes premières amours. Car si j'ai toujours été fascinée par les couleurs, j'ai aussi toujours été convaincue que seul le noir et blanc pouvait réellement révéler la beauté, la vraie, celle qu'on devine à peine sous l'océan de couleurs qui teinte son sujet. Celle qu'on ne soupçonne pas, et qui pourtant, une fois dévoilée, donne envie d'écrire de longues phrases dégoulinantes de superlatifs, avec pleins de métaphores dedans.
Et là vois-tu, je crois avoir soulevé une problématique majeure, dont la résolution pourrait à elle seule sauver le pays de son chaos : un objet peut-il être considéré isolément de sa couleur ?
Prenons un exemple : tu regardes un objet, à tout hasard (et j'insiste sur le le mot "hasard"), une guitare violette. Cette guitare te plaît-elle :
  1. Parce qu'elle est violette ?
  2. Parce que c'est une guitare ?
  3. Parce que c'est une guitare violette ?
  4. La réponse 4.

Je te laisse le soin de répondre à cette question existentielle. Premièrement, parce que la réponse changera probablement le cours de ton existence (si si, fais moi confiance). Deuxièmement, parce que ma pause bloguesque est terminée et que le devoir m'appelle.


Crédits photos :

dimanche 22 mai 2016

LES PIERRES CENTENAIRES


   Ça devait bien finir par arriver. Je devais bien finir, à un moment donné, par rester enfermée chez moi un week-end entier pour avancer sur mon mémoire. Même plus le temps d'aller au cinéma. A peine le temps d'écouter une petite chansonnette de Phil Collins (non parce que, au cas où tu ne serais pas encore au courant, je souffre actuellement d'une Phil-Collinsite aigüe) (d'ailleurs, certaines personnes dont je tairai le nom - des gens sur-diplômés de la blagounette - prétendent que je file un bien mauvais Collins ...).

Mais passons. Car aujourd'hui, j'aimerais te parler d'un quartier que j'avais en horreur il y a encore quelques années. J'ignore pourquoi, le Vieux Lyon m'angoissait. Les pavés, l'ambiance Moyen-Âge, les touristes chinois (ou japonais, va savoir ...), tout cela n'était à l'époque pas fait pour moi.
Et puis, un été, sans trop savoir pourquoi, j'ai retourné ma veste. Manque de bol, elle n'était pas réversible (et manque de pot, cette blague n'était pas drôle, mais genre, pas du tout, en fait). Ma veste à l'envers sur le dos donc, je me suis surprise à me sentir étrangement bien, sur ces pavés, au milieu de cette foule étrangère, anonyme, encore émerveillée par ce que nous, Lyonnais, apercevons chaque jour sans forcément en mesurer la beauté.

En quelque sorte, cet article est un hommage (encore un, oui) au Vieux Lyon, à son charme désuet, à ses pierres centenaires. Une déclaration, ma déclaration (comme dirait France) à cette atmosphère unique qui se dégage du 5ème. Comme si le temps s'était arrêté, des pavés immuables de Saint-Jean aux vitraux de Saint-Georges transpercés chaque été par un déluge de lumières ardentes (oui oui, c'est un peu la fête de la figure de style aujourd'hui ...).


















Si je me suis contentée pour cette série des quartiers Saint-Jean et Saint-Georges, je compte bien dégainer à nouveau mon Canon et grimper quelques marches pour te faire découvrir, ou redécouvrir, dans un prochain article les hauteurs de la colline qui prie.