dimanche 25 septembre 2016

LE PREMIER JOUR DU RESTE DE MA VIE

 
   Je dois t'avouer un truc : depuis hier, je suis un peu perdue.
Vendredi, après une soutenance surréaliste, j'ai dit adieu à ma vie d'étudiante, et il était temps.

Sauf que voilà, après 7 ans de "il faut", 7 ans de "désolée, je dois réviser", 7 ans de "pas ce week-end, j'ai dix partiels la semaine prochaine", je dois aujourd'hui apprivoiser un nouveau concept : celui de liberté. Et je le confesse, la transition est un peu compliquée.

J'ai l'impression d'être une jeune retraitée qui redécouvre les grasses matinées, les vide-grenier, la vie sans horaire et sans ce putain de stress. D'ailleurs je songe à changer de nom. Désormais, ce sera Monique, mais uniquement pour les intimes (?!).

C'est vrai, j'ai du mal à me faire à l'idée que tout s'arrête, du jour au lendemain. Alors, pour éviter de trier ce qui appartient désormais au passé, je me trouve des occupations futiles.
Je vais chez le coiffeur des stars (Franck Provost, pour ne pas le citer), je me fais faire un carré de jeune branchouille pour me convaincre que je n'ai bel et bien que 25 ans, je me prends en photo dans ma salle de bain comme une adolescente un peu paumée ...

N'ayons pas peur de le dire (ni de citer Johnny), pendant 7 ans, j'ai oublié de vivre. Alors, pour meubler mes week-ends sans cours à surligner, sans PowerPoint à boucler, et sans fiche à réviser, je me suis fait une liste de tout ce que je n'ai jamais pris le temps de faire pendant ces 7 années d'études, comme : 

- apprendre à faire des éclairs
- apprendre à faire de la crème pâtissière
- apprendre à faire à manger, en fait
- apprendre à jouer du piano
- passer le code
- passer le permis
- me mettre sérieusement à l'aquarelle
- explorer la mixologie (à ne pas confondre avec "devenir alcoolique", merci)
- développer ma culture, en me culturant, naturellement (ouais, on est mal barré)
- découvrir la Bretagne, la Normandie, l'Aquitaine, l'Alsace, bref, la France
- devenir chanteuse
- réaliser un film
- trouver le sosie d'Alain Delon
- j'en passe et des meilleures ...


Je sais, cet article n'était pas prévu au programme (si tant est qu'il y ait déjà eu un programme sur ce blog). Je ne pensais pas être aussi décontenancée par la fin de ma vie estudiantine, moi qui attendais ce jour comme le Messie.
La semaine prochaine, comme promis, je t'emmènerai donc à l'Ile de Ré.





dimanche 11 septembre 2016

LE M•BOARD DE SEPTEMBRE


   On va faire comme si tu n'avais rien vu. Comme si tu n'avais pas remarqué l'absence de M•Board au mois d'Août. Comme si tu ne t'étais pas aperçu de mon éclipse soudaine et impromptue.

Tu ne me demanderas pas pourquoi je poste mon uniforme estival un 11 septembre alors que tout le monde est rentré depuis une semaine. Tu apprécieras mon pseudo-bronzage artisanal, ce sympathique effet wavy dont j'ignore encore l'origine, et cette pose faussement naturelle qui laisse deviner ce qui se tramait alors là-haut, dans mon cerveau ("je suis Nathalie Delon, je suis Nathalie Delon, je suis Nathalie Delon, je suis brune, je n'ai pas de frange, je ne suis pas mariée à Alain Delon, je suis en plein délire, mais je suis Nathalie Delon").
Tu me demanderas où ont été prises ces jolies photos fleuries, je te répondrai "A Hyères, pas plus tard qu'hier". Tu ne rigoleras pas à cette blague pourrave parce que tu te souviendras l'avoir déjà lue, ici-même, il y a plus d'un mois. 
Tu me questionneras sur ce sourire aussi large que que les hanches de Kim Kardashian, je te dirai qu'après 5 mois de réflexion acharnée, de week-ends d'auto-séquestration, et de nuits torturées, j'ai enfin rendu mon mémoire (!!!).
Tu m'interrogeras alors sur la suite, et je t'annoncerai, comme on proclame la Bonne Nouvelle, que le futur ressemblera étrangement au présent. Mais je t'en dirai plus ultérieurement ...
J'espère que ta rentrée s'est bien passée :) On se retrouve ici très vite pour une nouvelle ballade sur l'île de Ré, parce que ça commençait à manquer ... 


Merci à Clémentine pour les photos. 

Robe - Zara
Pochette - Hugo Boss (vintage)
Montre - Swatch
Sac - Massimo Dutti
 Espadrilles - La Halle





dimanche 21 août 2016

HYÈRES ENCORE


   Bon, avant tout, je tiens à te présenter mes plus plates excuses pour ce titre aussi inspiré que dépassé. Avant même d'accepter ce formidable séjour à Hyères, je savais que je caserais tôt ou tard ce jeu de mots à peine has been. C'était plus fort que moi, je n'ai pas pu m'en empêcher, un peu comme si Aznavour lui-même me l'avait ordonné de là-haut (même si on me dit dans l'oreillette qu'Aznavour n'est pas encore là-haut).

Maintenant que l'abcès est crevé, reprenons si tu veux bien le cours de notre petite virée. Souviens-toi, il y a une semaine, je te laissais dans une charmante ruelle pavée, sur fond de Nino Ferrer.
Le lendemain matin, nous étions plus que bien. J'avais en ce qui me concerne rêvé toute la nuit de palmiers et d'huile d'olive, preuve que chez Ibis, on ne déconne pas avec ton sommeil. Je crois que je n'avais pas aussi bien dormi depuis ... le ventre de ma mère, me semble-t-il.


Moi qui d'ordinaire ne suis pas franchement du matin, ce jour-là, j'étais ravie de retrouver le toit-terrasse, son soleil ardent, son jus d'oranges pressées et ses tartines beurrées, parce que ...




Après avoir profité comme il se doit du petit-déjeuner, nous avons voulu tester un autre service proposé par l'hôtel : le spa
Avec Clémentine, nous nous sommes contentées du jacuzzi, mais sache que l'hôtel dispose également d'un sauna et d'une salle de massage. L'endroit est à l'image de l'hôtel, harmonieux et apaisant.



Peu avant midi, nous avons quitté le spa, un peu tristes mais très relax. On avait failli cassé le jacuzzi à coups de "il sert à quoi ce bouton là ?", mais on était relax, et c'était l'essentiel. 
Nous sommes alors parties à la découverte de celle qui nous avait fait de l’œil la veille : la vieille ville.


Sur les conseils du gentil serveur de l'hôtel, nous avons rejoint le centre-ville à bord du fameux bus 67, pour gagner un peu de temps. Et arrivées sous la Porte Massillon, nos yeux n'en croyaient déjà pas leurs yeux (c'est cela, oui).




Enfin, Hyères nous révélait son charme. Un mélange de Vieux Lyon ultra coloré et de ruelles incroyablement fleuries comme on en voit sur l'île de Ré.
Je l'avoue, j'avais beau me raccrocher sans cesse à ce que je connaissais, j'étais totalement ébahie par cette beauté nouvelle.




Il nous a fallu grimper quelques mètres, longer la Porte des Princes (autrement plus chic que le parc homonyme) et fouler les pavés pour atteindre le superbe parc Sainte Claire.
Là-haut, une végétation luxuriante et multicolore embrasse une vue imprenable sur Hyères. Face au panorama, au milieu des plantes subtropicales, je me suis dit que Christophe n'était probablement jamais venu ici. Lui qui les avait perdus dans les années 70, j'étais de mon côté persuadée d'avoir (re)trouvé un fragment de Paradis.









Sentant l'appel de la fourchette, nous sommes ensuite redescendues pour déjeuner sur la jolie place Massillon, dominée par l'imposante Tour des Templiers (à ne pas confondre avec le clocher de l'église Saint Paul, ci-dessus). 
Notre dose d'huile d'olive quotidienne ingérée, nous étions de nouveau prêtes à arpenter la ville basse et ses immeubles XIXème. 






Nous avons alors découvert une architecture spectaculaire, des façades aux ocres insoupçonnés, et des avenues aux allures de Havane.
La ville était calme, ce qui la rendait encore plus agréable.



Sur le chemin de l'hôtel, l'amusante impression de nous promener sur Sunset Boulevard a fini de nous convaincre. Hyères était belle, surprenante et follement attachante.





De retour à l'hôtel pour récupérer nos bagages, nous avons profité une dernière fois de l'ambiance sud-américaine du rez-de-chaussée. Heureusement, la gare était à seulement quelques mètres, et déjà dans ma tête une mélodie familière reprenait ... 
"Tant pis pour le Sud, c'était pourtant bien. On aurait pu vivre plus d'un million d'années, et toujours en été".


Je remercie une nouvelle fois le personnel de l'hôtel Ibis Centre Gare de Hyères pour son accueil et sa gentillesse. Merci également à Raphaël, pour ce séjour assez inoubliable. Et merci à Clémentine, sans qui cette petite virée n'aurait pas été la même :)