dimanche 22 mai 2016

LES PIERRES CENTENAIRES


   Ça devait bien finir par arriver. Je devais bien finir, à un moment donné, par rester enfermée chez moi un week-end entier pour avancer sur mon mémoire. Même plus le temps d'aller au cinéma. A peine le temps d'écouter une petite chansonnette de Phil Collins (non parce que, au cas où tu ne serais pas encore au courant, je souffre actuellement d'une Phil-Collinsite aigüe) (d'ailleurs, certaines personnes dont je tairai le nom - des gens sur-diplômés de la blagounette - prétendent que je file un bien mauvais Collins ...).

Mais passons. Car aujourd'hui, j'aimerais te parler d'un quartier que j'avais en horreur il y a encore quelques années. J'ignore pourquoi, le Vieux Lyon m'angoissait. Les pavés, l'ambiance Moyen-Âge, les touristes chinois (ou japonais, va savoir ...), tout cela n'était à l'époque pas fait pour moi.
Et puis, un été, sans trop savoir pourquoi, j'ai retourné ma veste. Manque de bol, elle n'était pas réversible (et manque de pot, cette blague n'était pas drôle, mais genre, pas du tout, en fait). Ma veste à l'envers sur le dos donc, je me suis surprise à me sentir étrangement bien, sur ces pavés, au milieu de cette foule étrangère, anonyme, encore émerveillée par ce que nous, Lyonnais, apercevons chaque jour sans forcément en mesurer la beauté.

En quelque sorte, cet article est un hommage (encore un, oui) au Vieux Lyon, à son charme désuet, à ses pierres centenaires. Une déclaration, ma déclaration (comme dirait France) à cette atmosphère unique qui se dégage du 5ème. Comme si le temps s'était arrêté, des pavés immuables de Saint-Jean aux vitraux de Saint-Georges transpercés chaque été par un déluge de lumières ardentes (oui oui, c'est un peu la fête de la figure de style aujourd'hui ...).


















Si je me suis contentée pour cette série des quartiers Saint-Jean et Saint-Georges, je compte bien dégainer à nouveau mon Canon et grimper quelques marches pour te faire découvrir, ou redécouvrir, dans un prochain article les hauteurs de la colline qui prie. 




dimanche 8 mai 2016

RASPBERRY WISHLIST


   L'autre jour, il m'est arrivé un truc complètement dingue. Au détour d'une impasse, je me suis souvenue que ce blog était, à la base de la base, un blog mode (je t'avais prévenu que ce serait complètement dingue). Je me suis souvenue, aussi, que je n'avais pas posté de sélection mode depuis le 22 décembre 2014, soit depuis un an et quatre mois, soit un délai encore plus scandaleux que la grossesse d'une Janet Jackson quinquagénaire au sommet de son art (ou celui de son chirurgien, au choix ...).

Alors j'ai pris mes petites mains (qui d'ailleurs ne sont pas petites que pour les besoins de cet article) (c'est toujours bien de préciser ce genre de détail inutile), j'ai fait le tour de ma wishlist, et je me suis lancée dans une session de copier-coller frénétiques.
Une fois la tâche accomplie, j'ai pris un peu de recul pour observer le résultat. Ou plutôt devrais-je dire "pour constater les dégâts". Car à y regarder de plus près, on pourrait croire que j'ai légèrement abusé du calumet de la paix (expression sympathique pour ne pas dire "j'ai reniflé d'un peu trop près la bouteille de Monsieur Propre et je me suis retrouvée à Woodstock en train de manger la chemise de Jimi Hendrix alors que je n'avais rien demandé"). Pourtant, ceux qui me connaissent le savent, le calumet de la paix et moi, ça fait trois.

Mais alors, une question me turlute : pourquoi ? D'abord, pourquoi citer Fatal Bazooka alors que la langue française regorge de subtilités ? Ensuite, pourquoi est-ce que je me retrouve aujourd'hui à te vendre des fleurs en cascade et un turban de hippie ? Pourquoi cette petite veste à pompons me fait autant d'effet qu'Alain Delon ? Pourquoi suis-je follement attirée par la couleur d'un fruit que je n'aime pas ? (et enfin, question subsidiaire : la "raspberry" a-t-elle été inventée par Richard Berry ?)
"J'ignore de le savoir. Mais ce que je n'ignore pas de le savoir, c'est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds. Et que la simplicité réside dans l'alcôve bleue, et jaune, et mauve, et insoupçonnée de nos rêveries mauves, et bleues, et jaunes, et pourpres … et paraboliques … et vice versa."

wishlist mode blog clemence m framboise raspberry mademoiselle r claudie pierlot

Chemise imprimée - Mademoiselle R
Bracelet en résine - Kiss Me Zombie
Maillot une pièce - Princesse Tam-Tam
Rouge à lèvres Wonderful Cushion - Sephora
Vernis La Petite Robe Noire - Guerlain
Sweat WTF - Rad
Veste courte - Claudie Pierlot
Turban en Liberty - Maison Guillemette



 

PS : Merci aux Inconnus pour la parabole. Certains auront compris, j'en suis convaincue.

dimanche 1 mai 2016

UN KASI PRINTEMPS

ninkasi nouvelle carte 2016 lyon clemence m

   Un certain 21 avril, j'ai reçu une très chouette invitation à venir découvrir la nouvelle carte du Ninkasi.
Pour les non-Lyonnais qui ne connaîtraient pas encore, Ninkasi, c'est LE concept parfait. Un concept en trois mots - Bière, Burger, Musique - qui, placés côte à côte, nous feraient presque autant frémir que le D.M.S.R. de Prince. Bref, le Ninkasi, c'est the place to be (ou "the place to biche", pour les fans de Bambi) pour les amateurs d'accords harmonieux et de mariages réussis.

Vendredi donc, j'ai pu goûter aux nouveaux Burgers Klub proposés par l'enseigne. Trois burgers tous plus dingues les uns que les autres, aux noms évidemment mélodieux :
  • le Snow Patrol : very d'actualité (because "Sometimes it Snows in April", même si on est en Mai ...) avec sa sympatique galette de pomme de terre et son reblochon AOP
  • le Red Hot Chicken Pepper : un hymne au Sud qui donne envie de chanter du Nino Ferrer et qui, accessoirement, m'a fait complètement oublier que je ne suis pas fan fan de burgers au poulet
  • et enfin, le Cheese on Fire ! : trois fromages dont deux AOP pour un seul burger, un peu le festival du claquos dans ta bouche, plus bon tu meurs

ninkasi nouvelle carte 2016 burgers lyon clemence m

ninkasi nouvelle carte 2016 lyon clemence m
 
ninkasi nouvelle carte 2016 frites maison lyon clemence m

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Ce déjeuner fut aussi l'occasion pour moi de faire connaissance avec les nouveaux desserts du Ninka' (ça y est, la fille se donne un genre) : des milkshakes 100% locaux à tomber de son tabouret de vedette. Avec une glace stéphanoise et des crunchy balls signés Valrhona, le Ninkasi prouve une nouvelle fois que la région Rhône-Alpes n'a rien à envier à l'Amérique. Et pour les spécimens du genre insatiable, sache que six autres toppings s'offrent à toi (noix de pécan pralinées, éclats de spéculoos et pommes caramélisées, entre autres).

ninkasi nouvelle carte 2016 milkshakes lyon clemence m

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J'espère t'avoir donné envie de découvrir à ton tour cette nouvelle carte, disponible sur le site du Ninkasi et dans les douze restaurants de la région.
Navrée pour les hommages à peine discrets casés ici et là, on ne se refait pas ... D'ailleurs, Monsieur Ninkasi, si jamais vous songiez à élaborer un Purple Burger (ou un bagel Little Red Crevette), faites-moi signe, ça m'intéresse ;) 





Merci au Ninkasi Saint-Paul et à Chloé pour leur accueil !