dimanche 21 août 2016

HYÈRES ENCORE


   Bon, avant tout, je tiens à te présenter mes plus plates excuses pour ce titre aussi inspiré que dépassé. Avant même d'accepter ce formidable séjour à Hyères, je savais que je caserais tôt ou tard ce jeu de mots à peine has been. C'était plus fort que moi, je n'ai pas pu m'en empêcher, un peu comme si Aznavour lui-même me l'avait ordonné de là-haut (même si on me dit dans l'oreillette qu'Aznavour n'est pas encore là-haut).

Maintenant que l'abcès est crevé, reprenons si tu veux bien le cours de notre petite virée. Souviens-toi, il y a une semaine, je te laissais dans une charmante ruelle pavée, sur fond de Nino Ferrer.
Le lendemain matin, nous étions plus que bien. J'avais en ce qui me concerne rêvé toute la nuit de palmiers et d'huile d'olive, preuve que chez Ibis, on ne déconne pas avec ton sommeil. Je crois que je n'avais pas aussi bien dormi depuis ... le ventre de ma mère, me semble-t-il.


Moi qui d'ordinaire ne suis pas franchement du matin, ce jour-là, j'étais ravie de retrouver le toit-terrasse, son soleil ardent, son jus d'oranges pressées et ses tartines beurrées, parce que ...




Après avoir profité comme il se doit du petit-déjeuner, nous avons voulu tester un autre service proposé par l'hôtel : le spa
Avec Clémentine, nous nous sommes contentées du jacuzzi, mais sache que l'hôtel dispose également d'un sauna et d'une salle de massage. L'endroit est à l'image de l'hôtel, harmonieux et apaisant.



Peu avant midi, nous avons quitté le spa, un peu tristes mais très relax. On avait failli cassé le jacuzzi à coups de "il sert à quoi ce bouton là ?", mais on était relax, et c'était l'essentiel. 
Nous sommes alors parties à la découverte de celle qui nous avait fait de l’œil la veille : la vieille ville.


Sur les conseils du gentil serveur de l'hôtel, nous avons rejoint le centre-ville à bord du fameux bus 67, pour gagner un peu de temps. Et arrivées sous la Porte Massillon, nos yeux n'en croyaient déjà pas leurs yeux (c'est cela, oui).




Enfin, Hyères nous révélait son charme. Un mélange de Vieux Lyon ultra coloré et de ruelles incroyablement fleuries comme on en voit sur l'île de Ré.
Je l'avoue, j'avais beau me raccrocher sans cesse à ce que je connaissais, j'étais totalement ébahie par cette beauté nouvelle.




Il nous a fallu grimper quelques mètres, longer la Porte des Princes (autrement plus chic que le parc homonyme) et fouler les pavés pour atteindre le superbe parc Sainte Claire.
Là-haut, une végétation luxuriante et multicolore embrasse une vue imprenable sur Hyères. Face au panorama, au milieu des plantes subtropicales, je me suis dit que Christophe n'était probablement jamais venu ici. Lui qui les avait perdus dans les années 70, j'étais de mon côté persuadée d'avoir (re)trouvé un fragment de Paradis.









Sentant l'appel de la fourchette, nous sommes ensuite redescendues pour déjeuner sur la jolie place Massillon, dominée par l'imposante Tour des Templiers (à ne pas confondre avec le clocher de l'église Saint Paul, ci-dessus). 
Notre dose d'huile d'olive quotidienne ingérée, nous étions de nouveau prêtes à arpenter la ville basse et ses immeubles XIXème. 






Nous avons alors découvert une architecture spectaculaire, des façades aux ocres insoupçonnés, et des avenues aux allures de Havane.
La ville était calme, ce qui la rendait encore plus agréable.



Sur le chemin de l'hôtel, l'amusante impression de nous promener sur Sunset Boulevard a fini de nous convaincre. Hyères était belle, surprenante et follement attachante.





De retour à l'hôtel pour récupérer nos bagages, nous avons profité une dernière fois de l'ambiance sud-américaine du rez-de-chaussée. Heureusement, la gare était à seulement quelques mètres, et déjà dans ma tête une mélodie familière reprenait ... 
"Tant pis pour le Sud, c'était pourtant bien. On aurait pu vivre plus d'un million d'années, et toujours en été".


Je remercie une nouvelle fois le personnel de l'hôtel Ibis Centre Gare de Hyères pour son accueil et sa gentillesse. Merci également à Raphaël, pour ce séjour assez inoubliable. Et merci à Clémentine, sans qui cette petite virée n'aurait pas été la même :) 





lundi 15 août 2016

ON DIRAIT LE SUD


   Il y a des moments dans la vie où tu te braques. Des moments où tu dis "Non, laissez-moi tranquille, je n'aime pas le Sud, je n'aime que l'huile d'olive et Nino Ferrer" (surtout l'huile d'olive, en fait).
Et puis un beau jour, on te propose de partir à Hyères le temps d'un week-end. Ce jour là, bizarrement, tu revois ton jugement. Tu te renseignes, tu te documentes, tu réécoutes Nino Ferrer, et tu finis par dire oui.

Quelques semaines en arrière, avec Clémentine, nous sommes donc parties à la découverte de la ville de Hyères.
Après quelques heures de train et une jolie balade en TER, nous sommes arrivées à notre hôtel : l'Ibis Styles Centre Gare. Tu vas me dire qu'on a connu plus sexy comme nom. Et bien détrompe-toi, car l'Ibis en question est plus que charmant. En plus d'être à deux pas de la gare (pratique quand tu as laissé ta Ferrari au garage), l'hôtel est tout neuf, et décoré avec un certain goût, voire un goût certain. 



Après avoir récupéré la clef de notre chambre auprès de la réceptionniste (lyonnaise et adorable, coïncidence ou évidence, je te le demande), nous sommes montées à l'étage découvrir l'endroit où nous allions passer la nuit.
Une chambre très agréable, climatisée, avec vue sur la verdure, wifi et literie de compèt' (mais nous y reviendrons plus tard). J'ai personnellement beaucoup apprécié les luminaires de la chambre, même si je sais que tu te fous éperdument de ce détail. 







Après quelques minutes de tergiversation sur le programme du séjour, nous décidons finalement d'aller voir la Méditerranée de plus près. Le bus qui passe juste en face de l'hôtel nous dépose à quelques mètres de la plage de la Capte, entre mer et marais. Le paysage est déjà beau, et n'est pas sans me rappeler la traversée des marais rhétais.


Sur le chemin de la plage, je fais connaissance avec une espèce d'arbre qui m'était encore inconnue : le palmier. Je suis émue. Tellement émue que je ne manquerai pas de photographier chaque spécimen croisé durant le séjour ... (bienvenue chez les débilous)




Après avoir profité de la plage et de l'eau à 26° (autre phénomène dont j'ignorais l'existence), nous regagnons la ville, un peu émerveillées par la végétation environnante.





De retour à l'hôtel, on se dit avec Clémentine qu'il serait beaucoup trop bête d'être venues dans le Sud sans avoir pris une seule fois l'apéro. Histoire de ne pas abîmer le cliché, nous prenons donc une sage décision : monter au bar de l'hôtel.
Là haut, l'atmosphère est apaisante. On se sent en vacances, avec l'impression pas du tout désagréable d'évoluer au fil des étages dans un magazine de déco plutôt haut de gamme.
Entre les canap' Chesterfield, la terrasse ultra vitaminée, et la vue imprenable sur les hauteurs de la ville, je t'avoue qu'on ne savait plus vraiment où donner de la tête ...






Photo : Clémentine

Il est vrai, nous avons eu un peu de mal à décoller de la terrasse, le coucher de soleil ne voulait semble-t-il pas nous laisser partir.
C'est donc une lumière tamisée qui nous a accompagnées sur le chemin du centre-ville. Après 8 petites minutes de marche, dont une partie sous les palmiers, nous nous sommes arrêtées pour dîner dans une rue très mignonne, qui regorge de petits restaurants : la rue de Limans.


La fatigue du voyage ayant eu raison de nous, c'est à une heure très raisonnable que nous avons regagné l'hôtel. Mais rassure-toi, car à travers la nuit Hyèroise, nous avons deviné la beauté des pierres. Dans le prochain article, je t'emmènerai donc au cœur de la vieille ville pour une cure de couleurs des plus sympathiques ;)





En collaboration avec les hôtels Ibis