dimanche 24 juillet 2016

LE M•BOARD DE JUILLET


   Je ne sais pas très bien ce qu'il m'arrive. Depuis quelques semaines, je développe une véritable obsession pour la couleur verte. Mais pas un vert précis. Non non, tous les verts, sans discrimination.
Pour ne rien arranger à ma situation déjà bien désespérée, les nouvelles collections me narguent à coups de drapés vert forêt, de soie vert bouteille, ou de sequins vert sapin.

Forcément, tu devines (parce que tu me connais trop bien, n'est-ce pas) que j'ai eu envie de comprendre d'où me venait cette nouvelle lubie. Alors je me suis renseignée. J'ai ressorti mon cours de gestion de marque tapé sur Gogole "mais qu'est-ce que c'est donc que cette soudaine obsession pour le vert ?". Gogole n'a pas très bien compris ma requête (car oui, Gogole n'est pas infaillible). Alors j'ai re-requêté, et j'ai fini par trouver.

D'après un site très sérieux, dont je tairai le nom au risque de passer pour un cornichon, le vert symbolise la nature, la fraîcheur, l'espoir ou encore l'équilibre.
Donc si je comprends bien, ce site de grande qualité m'explique que le vert m'attire pour diverses raisons. La première : je n'en peux plus du béton (ça se tient). La deuxième : j'ai le cerveau en surchauffe (ça se tient grave). La troisième : j'aimerais beaucoup valider mon master 2 et trouver un travail trop super pour la rentrée (recruteurs, vous êtes mes amis). Et enfin, la dernière : j'ai beau chercher, je ne comprends pas le message que ce site essaye de me faire passer ... (recruteurs, vous êtes toujours mes amis)

J'espère que tu passes un bel été (ou un bel hiver, si tu me lis depuis l'Australie) (ouais ouais, l'espoir fait vivre).
Si jamais tu t'ennuies, et que tu aimes aider les gens (surtout ceux qui passent leur été à faire un mémoire, en fait), je t'invite à répondre à ce petit questionnaire qui ne dure pas plus de 4 minutes : ici.
Merci d'avance pour ton aide. Grâce à toi, le marketing va faire un pas de géant (contrairement à ma modestie, qui semble avoir opté pour le moonwalk accéléré).


Crédits photos :





dimanche 17 juillet 2016

LE TOURNE-COEUR


   Il avait prévu sa marinière, et il avait bien fait. Peu avant son entrée sur scène, une pluie diluvienne avait refroidi nos corps, mais il en fallait plus, bien plus, pour atteindre ma fanitude.

"On va y arriver", a dit Christophe après s'être "Définitivement" installé. Mais bien sûr que oui, Cricri, même foudroyés, on n'aurait pas osé t'abandonner.
Malgré la marée d'adeptes des Marionnettes qui lui faisait face, Christophe lui, a osé la nouveauté. Une heure durant, les Vestiges du Chaos ont retenti dans les entrailles du théâtre antique de Fourvière. Et crois-moi, ils avaient de la gueule ces nouveaux diamants, au milieu des ruines et des cordes du Conservatoire de Lyon.
Évidemment, depuis le mois d'avril, j'avais eu le temps de répéter, d'apprendre le moindre mot, le moindre silence de l'album en question. Ce soir là, j'ai donc enchaîné les duos, en mimant tous les instruments que je pouvais. J'étais refaite de chez refaite ...  et un peu seule, à côté de Josette, Martine et Henriette, qui semblaient si timides face à cette idole un peu trop moderne.

On ne va pas se mentir, Christophe avait visiblement un temps d'avance sur le public de Fourvière. Après une courte pause, le temps d'installer un piano mal accordé, Christophe a donc revêtu son costume de chanteur à succès.
Josette était refaite de chez refaite. Moi, un peu déçue de ne pas avoir eu droit au coup de fil de Stéphanie (pourtant réclamé par une foule en délire deux personnes, dont moi). Mais tellement surprise par cette réorchestration démentielle, façon Radiohead, d'Aline. Et surtout, complètement tourneboulée par ces quelques notes violettes qui achevèrent une heure et demi passée entre ciel et terre.
Pour une fois, je n'avais espéré aucun hommage. Mais le tourne-cœur porte toujours aussi bien son nom, et son génie demeure intact.




Crédit photos :






EDIT : Je te redonne le lien de Tangerine, pour écouter la voix d'Alan Vega une dernière fois. Il a rejoint hier le cercle (pas assez fermé) des disparus de 2016 ...
 

dimanche 10 juillet 2016

RENCONTRE AU SOMMET


   Non, ne compte pas sur moi pour faire un quelconque rapprochement entre le bleu pas du tout quelconque de ma veste et une quelconque actualité du jour. N'y songe même pas, je ne ferai aucun calembour qui pourrait évoquer de près ou de loin le foot.

Cela m'est impossible, car figure-toi que depuis un mois, j'ai oublié la signification du mot "sommeil". Après chaque match, c'est le même bordel. Et vas-y que j'te sors ma Peugeot 205 de kéké des villes, et vas-y que j'me prends pour le Belmondo des années 2000, et vas-y que j'enchaîne les dérapages foireux tel un gamin de quatre ans sur un tricycle (gamin qui aurait bu un peu trop de jus d'orange Tang, si tu vois c'que j'veux dire). D'ailleurs, un jour, il faudra qu'on m'explique le rapport entre le football et les dérapages en 205 (si jamais rapport il y avait ...).

Histoire de ne pas me faire fracasser la tête demain en allant au travail, je vais m'arrêter là pour la minute antipathique, et te parler de cette magnifique veste Monoprix x Antik Batik (désolée, c'était tellement facile que c'en était tentant).
La veille du jour où je l'ai achetée, je maîtrisais encore à peu près le concept du "dodo", comme disent les enfants de quatre ans, et ceux de 24 ans et demi ... aussi. Je maîtrisais tellement bien le concept que j'ai pu expérimenter une étonnante rencontre avec feu Prince (ou Prinçounet, pour les intimes). Comme chacun de mes rêves, celui-ci était particulièrement étrange et débile.
J'étais à une réunion de famille. Tout le monde était attablé, sauf moi. J'étais en retrait, assise sur un petit canapé, à côté de Prince, le truc très normal tu vois. On ne se disait rien. Et puis, je ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête (sûrement mal digéré le taboulé), je l'ai regardé, et je lui ai demandé "Est-ce que tu sais danser comme Prince ?". Il m'a souri. Je pense qu'intérieurement, il était en train de se dire "Elle est mignonne, mais qu'est-ce qu'elle est conne". Puis il m'a répondu "Je crois, oui". Alors, baignant dans un mélange de bêtise sans nom et de kiffance absolue, j'ai souri à mon tour, et j'ai posé ma tête sur son épaule. Prince portait une veste courte brodée.

Le lendemain matin, jour de lancement de la collab' Monoprix x Antik Batik, je suis tombée sur cette veste, je n'ai pas réfléchi, je l'ai achetée, et j'ai souri.








  

Lunettes "Clubround" - Ray Ban
Veste - Monoprix x Antik Batik (soldée)
Tee-shirt en coton - Monoprix (soldé)
Collier - Printemps
Sac - Massimo Dutti (soldé)
Pantalon - Mango
Espadrilles - La Halle (soldées)


Sur ce, amis de la niaiserie, je m'en vais réviser Les Mots Bleus, car demain est un grand jour. Un jour à base de moustache, de synthé sympathique et de théâtre antique ... Je te raconterai, promis ;)