dimanche 4 décembre 2016

LA RECONVERSION


   Oui, j'ai déliré sec. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Un jour, ma mère m'a montré un calendrier de l'Avent sur le site de Marie Claire Idées, un soit disant village russe tout en papier blanc. J'ai regardé la photo du village en question, j'ai paniqué 2 minutes 30 ("mais comment font les gens pour vivre dans des maisons si petites ?!") (oui, moi aussi, je me fatigue), puis je lui ai dit sur un ton très assuré "Ok, tu veux ce calendrier, alors tu auras ce calendrier" (genre la fille qui a encore des trucs à prouver à ses parents tu sais ...).
J'y ai passé quatre week-ends. 32 heures, payées 0 (merci Marie Claire). J'en ai un peu bavé. Mais je l'ai fait. 
Tu n'imagines pas le sentiment de fierté qui t'envahit lorsque tu réussis un truc pareil, surtout quand tu n'as jamais touché au Do It Myself (oui, Myself, parce qu'en l'occurrence, c'est moi qui l'ai fait) de ta vie.  Un peu comme quand le mec dans Objectif Top Chef doit faire un œuf coulant, et que l’œuf coule quand Philippe le coupe (non, n'essaye même pas de mentir, je sais pertinemment que cette référence te parle).
Bien sûr, tout n'est pas parfait, mais je pense (dis-moi si je me trompe) que toi et moi, on peut aisément s'entendre sur une phrase affreusement banale du genre "Ça fait la blague".
Le pire dans cette histoire, c'est que j'y ai pris goût. Le papier est devenue ma raison d'être, comme dirait Pascal au bistrot (c'est bon tu l'as ?). Les cutters et autres couteaux de précision sont mes nouveaux meilleurs amis, et je songe très sérieusement à renouveler mes cartes de visite (même si je n'en ai pas).
Imagine un peu : "Clemence M / blogueuse mode en burn-out / dans la découpe depuis 2016". On tient un truc là, non ? 















dimanche 20 novembre 2016

LE M•BOARD DE NOVEMBRE


   Avant de commencer à rédiger cet article, je me suis amusée (attention, grosse marrade à l'horizon) à effectuer une recherche sur Gogole, en tapant très sobrement "25 ans".
Je m'attendais à ce qu'on me dise que 25 ans, c'est un peu l'âge parfait. L'âge auquel on est encore belle, l'âge auquel on n'a plus d'acné et pas encore de ride, l'âge des premiers salaires, l'âge où l'on comprend que la vraie vie c'est regarder la mer en mangeant du Saint-Nectaire ... bref, l'âge de l'épanouissement suprême.
Et puis, la page des résultats s'est chargée. Le constat était amer (plus encore qu'un Martini-Schweppes) (hey, what did you expect ?). J'avais beau scroller comme une timbrée, on ne me proposait que du rêve. Mais pas du rêve de pacotille, non, du rêve à l'état pur, sous plusieurs formes, pour que je puisse choisir celui qui me ferait le plus plaisir. Oh oui, j'avais le choix ...
- "Le blues des 25 ans", façon Eddy Mitchell
- "Qu'est-ce que la crise des 25 ans ?", façon Doctissimo
- "LA CRISE DES 25 ANS", façon cours magistral
- ou encore "Ma crise des 25 ans", façon C'est Mon Choix
...
J'ai alors compris pourquoi, depuis 2 semaines, je me sentais plus bas que terre. J'avais fantasmé cet âge, sans penser que malgré un job et des salaires, ma mère me ferait toujours à manger. Je m'étais imaginée en fille couteau suisse, passant de l'étude de marché au bœuf bourguignon sans souci. Je croyais qu'un mari viril m'aiderait à ouvrir les bouteilles de vin lors de dîners entre amis casés de chez casés.
Ouais ouais. A la place, je passe mes week-ends à faire du DIY, je m'achète des tee-shirts avec la tête d'Alain Delon histoire de bien aggraver mon cas, mes amis mariés m'invitent à des soirées vin blanc-fromage, et je me sens vachement en phase avec Benjamin Biolay (musicalement parlant, j'entends).
Bon, tu vas me dire qu'il y a bien pire. Qu'il y a des enfants avec des tumeurs dans nos hôpitaux. Je sais. Et je sais aussi que tu sais que j'exagère ;) Ça y est, j'ai 25 ans et de bien beaux cadeaux d'anniversaire (non mais t'as vu cette pochette de fifou ?), la vie est belle.




dimanche 6 novembre 2016

LA SEMAINE MEDIAS #30


   Je vais commencer en te disant merci. Merci de m'encourager, chaque année, dans cette folie Halloweenienne qui me pousse à investir des sommes folles dans des moustaches en poils de vedettes, et qui finira un jour par me faire perdre toute crédibilité.
Aujourd'hui, je reviens donc sans moustache, pour te parler de tout, de rien, de choses qui n'ont aucun rapport, et qui s'intègrent donc plutôt bien à ce concept encore un peu flou de "Semaine Médias". Comme nous en sommes, quand même, au 30ème numéro, je ne t'offrirai pas de place pour aller voir Claude François en concert (parce que, m'a-t-on dit, "ça va être un peu compliqué, Clémence"), seulement trois belles découvertes qui, je l'espère, feront frétiller ta moustache autant que moi.


1.
Les 140 ans de Lancel


Le 28 octobre, j'étais conviée dans les appartements privés du Printemps de Lyon pour célébrer les 140 ans de la Maison Lancel.
Un événement un peu hors du temps, au cœur d'un superbe immeuble haussmannien, transformé en showroom de luxe pour accueillir une sélection de sacs et accessoires tous plus désirables les uns que les autres.
L'occasion pour moi de redécouvrir la Maison, son histoire, la beauté de ses cuirs, la puissance de ses nouvelles teintes ...
Accessoirement (cet adverbe est terriblement bien trouvé, tu ne trouves pas ?), je suis aussi tombée littéralement amoureuse d'un Charlie en Elaphe noir (comprendre "joli serpent") (le 19 novembre approche à grand pas, je dis ça, je dis rien).
Merci encore à l'équipe Lancel du Printemps de Lyon pour ce moment unique.


     




2.
La première saison de Cha


Souviens-toi, dans ma précédente Semaine Médias, je te présentais Cha, l'héroïne un peu sonnée d'une websérie lyonnaise sur le point de voir le jour.
Aujourd'hui, grâce à une campagne de crowdfunding réussie, la saison 1 de Cha a pu être tournée. Le dernier épisode a été diffusé vendredi soir sur Youtube, et que dire à part que cette première saison donne follement envie de voir la suite.
Cha est attachante, le Monsieur dans l'épisode ci-dessus aussi (ouais, hein, on est d'accord), et Anthony Georgeon (le réalisateur et coloc' de Cha dans la série) est plus que bon. Mention spéciale également aux musiques de fin, souvent très très kiffantes. Bref, bravo les gars, on en redemande



3.
Le dernier Daisy Lambert



Depuis bientôt quatre semaines (tu relèveras une concordance certaine avec le début de Danse avec les Stars, #vietrépidante), j'étais littéralement bloquée, comme si ma playlist ne connaissait plus qu'Herbert Léonard.
Et puis, Daisy est revenu. Il a rejoué son vieux mélodrame, ses longs couplets à fendre l'âme. 
Dans ses "Cœurs Célestes", j'ai retrouvé la voix grave de Gainsbourg, les soupirs de Biolay, le kitch ultra chic de Chamfort, la folie de Tellier, et les claviers aériens de l'idole suprême : Christophe.
Coup de foudre absolu pour "L'autre côté", piste 6 du genre addictif qui a réussi à me faire oublier "Puissance & Gloire", avec son intro drama et son clavier final façon Jean-Patrick Babar (le fils un peu fictif de Jean-Sébastien Bach et Jean-Michel Jarre).
Bien joué M. Lambert, encore une fois ;)