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dimanche 19 janvier 2020

JOUER


   De prime abord, cela ressemblait plutôt à une période, une phase, quelque chose d'éphémère, en tous les cas. J'en avais connu d'autres, alors je ne m'inquiétais pas. Je me disais que je finirai toujours par revenir ici, même si mon esprit était las...
Et puis j'ai vu le soleil s'éloigner, les degrés dégringoler. Rien de nouveau sur ce blog depuis juin, et nous voici en janvier. Ça craint. Je sais.
Au fond, je savais bien, mais je n'osais pas me l'avouer. Je me mentais à moi-même, jusqu'au jour où j'ai fini par me dire cette phrase un peu magique : non, ce n'est pas grave.

Non, ce n'est pas grave d'être convaincue d'avoir fait le tour du sujet. Ce n'est pas grave, parce qu'on se remettra de ce baisser de rideau comme on s'est remis de l'arrêt du Bigdil et de la disparition de Jean-Michel Notoriété (d'ailleurs, on n'a jamais su qui c'était...).
Non, ce n'est pas grave de vouloir changer d'air et de décor. Ce n'est pas grave, parce que toute fin est un début qui s'ignore.
Non, ce n'est pas grave de tourner une page, aussi attachante et rassurante fut-elle. Ce n'est pas grave, parce qu'on ne se dit pas vraiment au revoir. On se reverra, dès demain et sûrement plus qu'autrefois. Peut-être même qu'un jour, on se croisera, et l'on se souviendra...

Oui, on se souviendra... 
De ces longues séances de pose un peu ridicules devant un trépied, et de cette plume qui n'en était pas encore une,
De l'été 2012 et de son soleil qui tapait fort, trop fort, à en croire ce feuilleton à peine perché,
De ces ballades françaises (ou presque), sur les traces de mon enfance ou sur les chemins de l'amitié, au Sud puis au Nord, ou bien encore, là où je vis, là où je m'imagine,
De ces fashion weeks savamment décryptées, et de ces semaines médias où l'on se racontait (un peu) n'importe quoi,
De tous ces 31 octobre où j'étais pourtant sobre,
De cette folle année 2016, de ces hommages à la pelle : au roi du bal, au playmobil violet, au tourne-coeur, à l'homme invisible, et comme une évidence, aux éternelles eighties

Oui, on se souviendra, pour finir...
De ces 400 articles, de ces 9 webzines, de ces 11 années, et de ces chiffres qui me donnent le vertige...

Un dernier numéro à lire :
  • 🌙 tôt le matin, ou tard la nuit
  • 🍸 un cocktail à la main (oui oui)
  •  🎸Spotify branché sur Bryan Ferry



https://issuu.com/clemencemblog/docs/clemencem_webzine_numero09_jouer


Le mot de la fin revient à celles et ceux qui, sans le savoir, m'ont donné l'audace de continuer, mais aussi le courage de raccrocher. Le mot de la fin, tu l'auras compris, signifie qu'on s'arrête ici. Et ça tombe bien, puisque ça rime avec "merci".






PS : le blog reste en ligne, et si tu fais partie des quelques irréductibles, je te donne rendez-vous sur Instagram pour la conclusion, l'introduction, bref, la suite...

dimanche 28 février 2016

LA LISTE ROUGE


   Nous y voilà. La veille du dernier stage. Demain, j'aurai déjà oublié ce que signifie le mot "fac". En attendant, j'ai eu envie de me souvenir une dernière fois. Voici donc une liste - probablement non-exhaustive - de ce que je regretterai de ma vie d'étudiante (ou pas) : 

  • Les sprints pour rattraper le bus de 7h36 (pas 35, pas 37, non, 36)
  • La clim' en hiver dans les amphis
  • La cafèt' et les paninis tomate-mozza (alias les paninis au gras)
  • La dame qui vendait les paninis tomate-mozza, celle avec l'accent portugais
  • La salle de TD avec les fauteuils de cinéma (celle dans laquelle tu espères être après avoir mangé ton panini tomate-mozza)
  • Les profs sympa, ceux qui te tirent vers le haut et te rappellent, comme Pascal Obispo, que l'important c'est d'y croire 
  • Les profs qui pètent des câbles parce que personne n'a envie de participer (parce que tout le monde est en train de digérer son panini tomate-mozza, CQFD
  • Les réunions "travaux de groupe" qui se transforment en réunions "tupperware"
  • Les oraux en Anglais (et la prof qui te fait comprendre en un mouvement de sourcils que tu as mal prononcé le mot "beach")
  • Les plannings de week-end (mais j'assume, tu sais)
  • Les fiches
  • Et surtout, le stabilo assorti à la couleur de la fiche (c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup)
  • Les insomnies de veille de partiels
  • Les partiels, l'adrénaline, le stress, et tout ce qui s'en suit
  • Les apéro post-partiels
  • Les entretiens de stage bizarres ("Seriez-vous prêts à mourir pour notre entreprise ?")
  • L'Administration qui fait des blagues ("Ah non Mademoiselle, vous n'êtes pas au bon service là .... Mais noooon, je plaisante !") (sur la tête de mon chat, cette anecdote est véridique, Véronique)
  • ...










Bracelet - Hermès

Montre - Swatch



Jean gris - Zara

Escarpins - H&M (ancienne collection)


Et puisque c'est in, j'aimerais que cet article soit participatif. N'hésite donc pas à partager ici tes souvenirs d'étudiant(e). Rassure-toi, je t'autorise aussi à me dire que "mon look est trop joli" ;) 





dimanche 21 septembre 2014

ORLEANS



   C'est une ville que j'ai quittée il y a maintenant 19 ans. Celle qui m'a vue naître, et qui jusqu'à cet été, ne m'avait connue qu'enfant.
Une ville dont je gardais des souvenirs qui, une fois sur place, sont devenus fantasmes.
La ville de mes premiers pas, et celle, moins narcissiquement, de l'omniprésente Madame d'Arc (on parle de Jeanne, pas de Mireille, tout aussi brûlante, mais beaucoup moins pucelle).

Dans les rues d'Orléans, j'ai flirté avec mon passé.
J'en ai photographié les moindres détails, comme pour figer le temps, capturer mon enfance, avant qu'une fois de plus je m'en aille.
J'ai retrouvé mes yeux d'avant, émerveillée devant le moindre immeuble, la moindre porte, le moindre vitrail de Sainte-Croix l'immense. 
J'y ai même acheté un vinyle, chez un disquaire qui croyait m'avoir déjà vue. Un signe de Buzz l'Eclair (ou de l'au-delà), comme pour m'assurer que malgré mes souvenirs erronés, la cité à la cathédrale m'avait bel et bien reconnue ...