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dimanche 17 mai 2015

LA FAILLE SPATIO-TEMPORELLE


   Force est de constater que bosser en agence a sur moi une étrange influence. Même si le jaune est une couleur qui m'a toujours turlupinée (merci La belle et la Bête, merci Mickey), je me surprends, ces derniers temps, à repousser les limites de la colorimétrie.
Certains adhèrent. D'autres, comme mon frère, me demandent si j'ai l'intention de me reconvertir dans le cirque ...
Mais calmons-nous Jacky, car je n'ai toujours pas lâché les mocs' et le slim retourné. Ce qui, j'ose espérer, fait de moi quelqu'un d'encore à peu près sensé.

Après ces débats existentiels au possible, laisse moi te dire quelques mots au sujet de cette incroyable aventure humaine que  j'expérimente actuellement : la vie en agence.
L'agence de comm', c'est un monde parallèle. Une faille spatio-temporelle où tout le monde se dit "Salut !" et s'interdit de prononcer un mot en entier (à part "Salut" donc, si tu as suivi).
Une planète peuplée de "mad men" où ta responsable te sort ce genre de phrases : "Clem, tu verras avec le free pour les exe 6 langues ? Après je te laisse partir sur les bench' pour la reco qu'on enverra à Machine, la nouvelle Dir'Cli." ... Le premier jour, tu acquiesces bêtement, mais au fond de toi, tu sais que tu n'as rien compris.

Et puis, tu finis par t'y faire. Tellement qu'après seulement 1 mois de stage, tu t'esclaffes en hashtags, t'écoutes du Daho au bureau, persuadée que la voix d'Etienne va t'aider à faire des briefs créa trop coolos, et pour couronner le tout, tu t'achètes des blouses jaunes de hippie que tu portes, quand même, avec une pochette d'homme signée BOSS (parce que faut pas déconner, oh).






Blouse - H&M

Pochette - Hugo Boss (vintage)

Montre "Golden Friend" - Swatch

Jean - Maison Scotch

Mocassins - Manfield


Prochain numéro de "Vis ma vie en Agence" très bientôt.
En attendant, je te souhaite une belle fin de Dimanche.





dimanche 28 septembre 2014

SAINT PAUL



   En voilà un article qui tombe à pic, un look "ecclésiastique" au parfait timing. Depuis quelques semaines, j'ai beau être étudiante en Marketing, j'ai la sensation d'avoir considérablement développé mes compétences en élévation spirituelle et philosophie.

Sûrement te souviens-tu de ce fabuleux concept (bien trop génial pour être oublié) évoqué ici même quelques jours en arrière, et répondant au doux nom de "branleurophobie". Concept peu compatible avec l'expression "Master Marketing", véritable aimant à futurs Chefs de Produit ambitieux, mais frustrés, donc sadiques, CQFD. 
Et si en seulement trois semaines, certains d'entre eux ont déjà réussi à me retourner l'appendice (si si, c'est possible), je voudrais aujourd'hui profiter de cet article pour leur dire merci. 
Oui, merci pour ces nuits blanches, ces vertiges nocturnes, et ces connexions compulsives à Facebook pour vérifier, re-vérifier, encore, et toujours.
Merci car, grâce à eux, j'apprends à relativiser chaque étape de la vie. Par un chemin dont j'ignore encore l'issue, je suis parvenue à me convaincre de mon destin. Désormais, je refuse le hasard, et accepte les obstacles en me persuadant de leur raison d'être ("oui mais c'est sa raison d'être") (big up Pascal).

Mais je ne vais pas te le cacher, le chemin est long, la route accidentée, et la patience de mes proches à l'image des pandas géants, that is to say, en voie de disparition. A ces derniers, je présente mes excuses, un genou à terre, et l'autre au confessionnal, pour rester monacale ...








Tunique - COS

Médailles - Artisanat monastique

Montre - Casio

Slim - H&M

Sac - Minelli

Mocassins - Betty London





dimanche 7 septembre 2014

LE CONCOURS DUO



   Un jour, un grand poète du XXIème siècle - dont je tairai le nom, au risque de passer à nouveau pour une monomaniaqe - a dit "Il n'est pas de hasard, il est des rendez-vous, pas de coïncidence.".
Tu vas me dire "Super ma fille, mais on voit pas trop où tu veux en venir.".
Eh bien figure-toi que cette phrase a fortement résonné en moi lorsqu'on m'a sollicitée pour collaborer avec une nouvelle marque.
J'utilise volontairement le mot "nouvelle", car bien qu'étant née en Angleterre dans les années 70, je ne connaissais pas DUO il y a encore trois mois de cela. 

Fondée par deux frères, d'où ce nom super bien pensé, DUO est une véritable exception aux règles de la mondialisation. En effet, et malgré le large choix proposé, la marque fabrique à la main chaque botte, chaque chaussure, dans le respect d'un savoir-faire artisanal, et européen.
Chez DUO, on aime le cuir italien. Mieux, on le vénère. Ainsi, pas question de le dénaturer pour suivre à tout prix les tendances exotiques de quelques créateurs sous acide avant-gardistes. Non, chez DUO, on préfère s'inspirer des défilés, tout en restant classique, et j'irais même jusqu'à dire "terriblement chic". Non ?! Si si.
Et comme si ça ne suffisait pas, DUO ajoute à ses nombreux attributs le sur-mesure. Oui Madame, tu as bien lu. En plus des pointures habituelles, les bottes s'adaptent à ton mollet, les chaussures, à ton pied, avec pas moins de 21 tours de mollet et 3 largeurs de pied proposés.

Le résultat ? Des chaussures aux noms qui claquent, d'une qualité rare, et qui te feront certainement plus d'une saison. 
En voici d'ailleurs une petite sélection.



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Tu n'as toujours pas compris le rapport avec le début de l'article ? C'est simple. Comme je l'évoquais la semaine dernière, je me lasse des marques sans âme à la philosophie légère. Après m'être renseignée sur DUO et son savoir-faire, j'ai cru voir en ce partenariat un encouragement à poursuivre dans cette voie, celle de la consommation raisonnée et responsable.  


Mais trève de poésie, aujourd'hui, DUO te fait un cadeau qu'il est bien beau.
En effet, la marque t'offre la paire de ton choix (bottes, bottines ou chaussures), parmi la collection Automne-Hiver.
Ca paraît dingue, pourtant c'est vrai.
Pour participer, suis mes instructions, et ça devrait bien se passer :

1. Laisse moi un commentaire sur cet article en me disant quelle paire tu souhaiterais gagner (l'e-shop est juste ici), et en n'oubliant pas de mentionner ton adresse mail.

2. Mets à profit ta prochaine virée sur Facebook en likant la page de DUO, ainsi que la mienne.

3. Aie confiance en ton destin (tu verras, parfois, ça donne de bons résultats).


Tu as jusqu'au dimanche 14 septembre, minuit, pour participer.
La gagnante sera tirée au sort et annoncée sur ma page Facebook.
Sur ce, que la chance soit avec toi ;) !
Et bonne rentrée à toutes celles et ceux qui reprennent demain, comme moi !





mardi 23 juillet 2013

LYON L'ÉTÉ #1 : ESCALIER DES FEUILLANTS



Ca ne t'aura pas échappé, c'est l'été.
Et l'été, à Lyon, mieux vaut avoir ton guide "Je vais survivre" préfacé par Gloria Gaynor, si tu ne veux pas dépérir.

Alors, je vais être franche avec toi, j'ai pas le numéro de Gloria (oui, je sais, je crains du boudin).
En revanche, j'ai peut-être quelques endroits sympa à te faire découvrir à Lyon City, au cas où tu en aurais ras le bob (parce que selon Grazia, c'est plus hype que la casquette ... ) du Royal Baby qu'on n'a toujours pas vu, des vidéos inutiles des cheveux de Beyoncé (rebaptisée "Couine B" depuis le drame) (ouais, c'était assez nul comme vanne, je te l'accorde) coincés dans un ventilateur ou encore des photos des pieds de tes potes noyés dans l'eau javélisée d'une piscine (photos que tu es le premier à faire quand par magie tu te retrouves à ton tour nez à nez avec une piscine) (si tant est bien sûr que la piscine en question ait un nez) (ta gueule Clémence :) ...

Je commence donc cette série très sobrement intitulée "LYON L'ETE" (Dieu, je transpire l'originalité !) par le premier arrondissement, et plus particulièrement, par l'Escalier des Feuillants.
Entièrement fait de roche calcaire, ce Monument avec un grand M datant du XVII ème permettait autrefois d'accéder à un couvent ainsi qu'au clocher d'une Eglise aujourd'hui détruite.

Voilà. C'était la minute historique.
Maintenant, le conseil du jour.
Si tu es à Lyon en ce moment, je ne peux que t'inviter à aller admirer cet escalier.
Je ne te dirai pour autant pas où il se situe, je te mets au défi de le trouver, et crois moi, je le fais pour ton bien.
Car après avoir arpenté le premier, tu risques bien d'avoir des cuisses en acier (bien plus que si tu avais fait tes étirement du matin en matant le costard de Robin Thicke, on s'est compris).






     








Chemise - Zara (ancienne collection)

Manchette - COS (ancienne collection)

Montre - Casio

Boyfriend short - H&M Homme

Mocassins - Betty London (soldés chez Spartoo)


Aujourd'hui, au lieu de déblatérer sur un peu tout et n'importe quoi, j'aurais pu te raconter l'histoire de ce look.
Te dire que Betty ne m'avait plus inspirée depuis la création de ce blog il y a plus de quatre ans.
Te dire que la voir en short et mocassins m'a donné des idées ...
Mais j'ai décidé de ne pas le faire (même si je viens de le faire), histoire de jouer à la blogueuse modèle,  très inspirée, quelles que soient les circonstances.

Nous ferons donc comme si tu n'avais pas lu ce dernier paragraphe.
Sur ce, je vais me racheter une fierté.


Merci à Valentin pour les photos.




Clemence M.

jeudi 6 septembre 2012

Le Pari(s)



Elle et moi, c'est un peu une histoire de pari.
On s'est connues il y a 8 ans, à l'époque des Skyblogs et des forums à la gloire de Britney Spears (une chanteuse blonde américaine à succès (pléonasme) qui, un jour, a pété un gros boulon, s'est rasée la tête et s'est fait grillée par Lady Gaga ; je résume pour les moins de 15 ans qui passeraient par ici).
Là, je pourrais te dire que depuis, malgré la distance, elle reste ma meilleure amie.
Te dire que la première fois qu'on s'est vues, on a eu l'impression de se connaître depuis toujours.
Je pourrai aussi te dire que je n'ai jamais eu d'amie qui me comprenne comme elle.
Ouais, je pourrais continuer longtemps, te faire une vraie intro dégoulinante sur fond d'André Rieu, et pourquoi pas te chanter "Ta Meilleur Amie" -le tube interplanétaire de Lorie qui a pourri à jamais les années 2000- mais je ne le ferai pas.
Parce que :
1. Tout ce que j'aurais pu dire, elle le sait déjà.
2. Ca ne me ressemble vraiment pas (d'avance désolée pour les amateurs de "besta sista" et "choubidouuuus" en tout genre)
3. J'ai déjà bien assez de problèmes comme ça avec Shakira.
4. Si tu ne comprends pas le 3., tu n'as qu'à aller voir par là.

Alors maintenant, si tu le veux bien, je vais te parler de Paris.
Après 4 ans sans la voir, le 19 Juillet dernier, j'ai retrouvé Clémentine devant le Grand Palais.
Et après en avoir fait le tour presque 2 fois, nous avons fini par trouver l'entrée de l'expo Helmut Newton (dont je t'ai déjà parlé ici).
Tu sais, parfois, t'as beau être brune, y'a des cases qui s'allument pas.




C'est donc paumée, mal réveillée (car jamais endormie), légèrement surexcitée mais émerveillée que j'ai découvert, en plus d'une très belle expo, un lieu pour le moins incroyable (voire même grave kiffant). 





Après s'être émerveillées donc, nous nous sommes rendues sur les Champs Elysées (à dire avec l'accent "touriste américain qui fait semblant d'être à son tour émerveillé devant tant ... d'arbres ??").
Et comme le touriste aventurier, nous nous sommes plantées au milieu de l'avenue pour faire, comme le touriste artiste (lol), de jolies photos (ou pas).
J'en ai profité pour insulter le touriste effronté qui avait l'air de trouver très drôle de s'incruster (lui et toute sa famille de touristes) sur mes photos.
Insulter aussi le camionneur parisien qui osait passer devant mon objectif (oui, un camion, c'est moche).




Ce que je ne t'ai pas dit, c'est qu'avant, je m'étais encore une fois émerveillée devant les vitrines de chez Louis Vuitton (un petit maroquinier qui monte, parait-il).
Moi bisounours, moi candide, toussa toussa ...






Gagnées par le syndrome "touristes à monuments", nous nous sommes ensuite rendues au Trocadéro.
Une première également pour moi (malgré mes quelques séjours parisiens), et je ne t'étonnerai point en te disant qu'une fois de plus ... (tu sais quoi, je vais même pas finir ma phrase).






Putain, même le carrelage m'a fascinée quoi ...




Et les jets d'eau, pfff, je t'en parle même pas.




Après un tour aux Galeries, et quelques stations de métro qui m'ont données envie de sortir un Guide pour que toi aussi, tu saches enfin quelles stations ont les sièges les plus conforts (oui, ceci est une private joke), nous sommes allées voir de plus près (enfin, plus près que sur Internet quoi) la boutique Bird On The Wire, temple de la blogueuse mode par excellence.
Et nous sommes reparties ... terriblement frustrées :) (décidément, la private joke est particulièrement exhibitionniste aujourd'hui).




Pour finir de m'achever dans mon émerveillement, direction le Marais, 4 rue des Rosiers, le lieu du crime, la perfection sur chaque portant, bref, COS.
Autant vous dire que je l'ai dévalisé, le Jean-Pierre (quoi ? ça te fait pas rire toi "Jean-Pierre Cos" ?)
Clem peut en témoigner, j'étais comme une gamine à Disney, comme un fan de tunning au Salon de l'Automobile ou pire ... comme Dominique Toscane rue Saint-Denis (ouais, je lui ai donné un petit surnom pour pas qu'on le reconnaisse, avouez que c'est efficace).




Le look du jour immortalisé dans le Marais par Clémentine, pour terminer (mon offre de photographe officielle tient toujours ;).



Y'a talkin to miche ?
(dixit le touriste portugais tentant d'imiter Robert De Niro)




Collier - H&M

Top asymétrique - H&M

Bracelets - Hermès, H&M

Montre - Casio

Jean - H&M

Mocassins - Fairmount


Après ces 8 années, après cette journée, j'ai clairement envie de dire qu'on l'a gagné, ce pari de rester amies (avec 521 km entre nous, s'il te plaît).

Sur ce, je vous donne rendez vous très vite avec du look, de la créatrice hype, mes nouveau cheveux (si si), et de nouvelles chaussures (n'essaye pas de te cacher, je vois ton soulagement).




Clemence M.

PS : Ne me demande surtout pas pourquoi j'ai fait des photos en noir et blanc avec des détails en couleurs, je n'en sais strictement rien (réponse d'artiste torturé ... ou raté, au choix)