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dimanche 24 juin 2012

Psychologie De L'idole



Ce n'est plus un secret pour grand monde : je suis fan.
Depuis 5 ans, fan de celui qu'on considère toujours comme le plus grand : Michael Jackson.

Au fond, être fan, c'est irrationnel.
C'est la raison pour laquelle beaucoup ont du mal à comprendre ce phénomène d'addiction à une personnalité qui nous est, à nous fans, paradoxalement étrangère et pourtant terriblement familière.
C'est pourquoi j'ai décidé de profiter de cet article-hommage pour vous exposer ma vision des choses, et tenter de convaincre les incrédules qu'être fan n'a absolument rien d'anodin.

Etre fan, c'est une sorte de pansement superficiel qui vient cacher nos plaies.
C'est l'excès pour faire face au vide.
C'est pas un truc que j'ai décidé comme ça un matin en me levant, je ne me suis pas dit "oh tiens, si je devenais obsédée par toi, chanteur à paillettes que j'entends à la radio". Non.
Dans le cas MJ, ce n'est pas non plus se rappeler, le jour de sa mort, que Thriller et Billie Jean ne sont pas ses seules chansons (si si, je te jure que je l'ai vu ça).
Etre fan de Michael, selon moi, c'est entrevoir son âme, c'est comprendre sa souffrance, c'est admirer son perfectionnisme. Mais aussi et surtout, c'est admettre son génie.

Depuis 5 ans, Michael est pour moi un repère de substitution. Un soutien imaginaire, fantasque même, et pourtant incroyablement utile, même si ça peut paraître fou.
Quelque part, être fan, c'est aussi s'identifier.
Bon rassure toi, je n'ai pas été frappée à coups de ceinture dans mon enfance, et je ne passe pas mes week-ends à donner des concerts à Las Vegas.
Mais même si certains penseront que je délire totalement en disant cela, je me retrouve en lui, en certains aspects de sa personnalité (son acharnement à vouloir bien faire, notamment).
Et bizarrement, la première idée qui m'est venue pour faire ce post, c'est de me prendre, le temps d'un article, pour MJ.
Ca n'a pas été très compliqué car toute sa vie, Michael a usé et abusé du noir et blanc (non, ceci n'est pas une blague), ceci explique cela.
J'ai donc choisi 4 looks (et 4 chansons ou albums) de Michael, que j'ai légèrement revisités. Enjoy.




Comme Michael, je suis contorsionniste des jambes.



Comme Michael, je mets ma main dans mon pantalon mais je sais pas trop pourquoi (sûrement une histoire de swag).



Comme Michael, j'ouvre la bouche pour faire mon Moonwalk (oui bon, là c'est un début de Moonwalk, mais avoue que c'est compliqué à faire sur une photo).



Comme Michael, j'adore accumuler les ceintures, les chaînes, les fermetures éclairs ... bref, tout ce qui peut me rendre plus bad (alors qu'en vrai je suis un bisounours).



Il y a 3 ans, le 25 Juin 2009 (et accessoirement, le lendemain de ma dernière épreuve de Bac), j'ai perdu mon repère.
Comme des millions de gens, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, et c'est sûrement à ce moment là que l'incompréhension des non-fans a été la plus grande.
Aujourd'hui encore, j'ai souvent la sensation d'être incomprise. Certaines de mes amies sourient sans trop savoir quoi dire quand je leur dis que Michael me manque. Limite complaisantes.
Soit
Je fais avec (paraît que c'est hype de dire ça), et quelles que soient les réactions, je continuerai de mettre du Michael dans tout ce que je fais, car je crois que quand on est fan, on ne guérit pas.
(et quelque part, tant mieux)





Je ne pouvais pas vous laisser sans une vidéo, celle de Bad en l'occurrence.
Car c'est bel et bien ma préférée. Car elle fête cette année ses 25 ans.
Mais aussi car cette chanson aurait du être un duo. Un duo avec un jeune homme, plutôt doué, dénommé Prince.

Histoire sans fin ...




Clemence M.