
Ouais, moi aussi, ça me fait bizarre de revoir ma tête ici. Moi qui m'étais si bien habituée à l'anonymat. Moi qui revivais de pouvoir aller acheter de la mozza' par palette de 284 chez Monoprix sans qu'on me reconnaisse, ni qu'on me demande d'autographe ... Non, vraiment, ça me fait bizarre.
Tu l'auras compris, le soleil de l'été n'a en rien diminué ma capacité à déblatérer des conneries. Pourtant, si certains sont toujours à la plage, au barbecue, ou en voyage, pour moi, les vacances sont "finies", et je ne suis que nostalgie.
Cet été, comme tous les autres, j'ai retrouvé celle que j'adore un peu plus chaque année : l'île de Ré. Une prison blanche où je me sens étrangement libre. Une presqu'île immobile qui me donne envie de remplir des carnets et de quitter la ville.
Aujourd'hui, je te rapporte quelques souvenirs. Une série d'images made in Ré, en trois épisodes, pour te prouver que malgré son surnom immaculé, "La Blanche" est ultra colorée.
Pour t'éviter un infarctus des yeux (chose qui n'existe pas ... ou sur Doctissimo, éventuellement), j'ai préféré commencer sobrement, avec ce que tu refuseras peut-être d'appeler "couleur" : le blanc (là, tu as le droit de crier "REMBOURSEZ !").
Le blanc, justement, c'est ce qu'on remarque et qui marque, une fois passé le pont, les fenêtres ouvertes et "La Ballade de Jim" à fond la caisse. C'est une couleur sans nuance, synonyme de vacances, qui inonde tes yeux à chaque battement de cils, partout sur l'île ...

Interlude végétal.

Interlude chèvre, à Loix (je t'ai déjà dit que le chèvre, c'était la vie ?).

Interlude végétal, bis.

Interlude crêpe au Café du Commerce d'Ars.

Interlude dahlia (j'espère au moins que t'aimes les fleurs).

Interlude meringue à la boulangerie de La Flotte, rue du Général de Gaulle (si tu t'interroges, oui, j'ai passé mon été à manger).

Interlude recueillement au cimetière d'Ars, où reposent quelques militaires tombés pour la France.

Interlude haut drapé blanc, peau bronzée et soleil déclinant.

Autant te prévenir, le prochain épisode sera végétal, voire même "vegetable", pour les bilingues du Dimanche (enfin, du Lundi, en l'occurrence). Et comme promis, tu auras de la vraie couleur, cette fois ci.








