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lundi 13 juillet 2015

A DEMI-MOT (sans Demi Moore)


   Nouveau look pour une nouvelle vie. C'est à quelques détails près le concept de cet article. Car après avoir été littéralement happée par mon stage, ma note de synthèse, la chaleur, puis la flemme, je peux désormais profiter de mes week-ends pour faire des choses saines et utiles.

Pour preuve, je passe mes dimanche à faire de l'aquarelle en écoutant Eddy Mitchell (et pas seulement parce que ça rime).  Je m'improvise photographe de mariage (le gilet multipoches en moins). J'enchaîne les épisodes de Mad Men comme on s'enfile un paquet de chips. J'invente des concepts (à tout hasard : rentrer la moitié de sa chemise blanche dans son jean), j'en suis très fière, je trouve ça chic ... et je suis la seule. Que veux-tu, les avant-gardistes sont souvent incompris.
Bref, que des choses saines et utiles disais-je.

A part ça, la vie en agence est toujours aussi folle. On prononce toujours les mots à moitié (et il semblerait que ça commence à déteindre sévère), les clients veulent toujours des créa un peu plus différentes (mais ils ne savent toujours pas répondre à la question "différentes comment ?") (humour), et Picard, le roi du froid, le number one du congèl', fait toujours vibrer nos déjeuners de stagiaires. 
Au final, le sauvetage de la graisse s'annonce très aisé, contrairement à ce qu'on voudrait bien nous faire croire ... 


#FilleQuiSeLaPèteAvecSonCarréLongAlorsQueSaChemiseSePrendPourUnParachute





Chemise - Zara

Bracelet en cuir - Hermès

Montre "Golden Friend" - Swatch

Jean - H&M

Sandales - Massimo Dutti


Une dernière ligne (de texte) (je bosse en agence, mais quand même) pour te remercier. Les derniers commentaires que j'ai pu lire m'ont fait très plaisir. Crois moi Bobby, on n'a pas fini d'se marrer ici.





jeudi 8 août 2013

LYON L'ÉTÉ #4 : PALAIS ST-PIERRE




Il est des endroits dont on oublie trop souvent la beauté.
Des murs devant lesquels on passe fréquemment, sans réaliser la richesse de ce qu'ils renferment.
Le Palais Saint-Pierre, enceinte du Musée des Beaux Arts, fait partie de ces lieux.
J'ai donc eu envie de redécouvrir ce lieu avec toi en consacrant le quatrième épisode (ouais, déjà) de ma série LYON L'ÉTÉ à cet endroit peu banal.

En plein centre ville de Lyon, ce havre de paix est comme hors du temps.
Là où verdure rime avec sculpture, le jardin du Palais Saint-Pierre étonne parfois, impressionne toujours.
On y vient pour fuir l'agitation urbaine, se poser sur un banc, admirer le silence (tu sais, comme les mecs de Depeche Mode), feuilleter un magazine, penser ... (j'ai dit penser, pas réfléchir, attends, on est blogueuse mode ou on ne l'est pas)
On y passe furtivement, mais en prenant son temps, on déambule sous les arcades pour gagner la place des Terreaux.

C'est l'endroit idéal pour achever une après-midi de shopping sur la Presqu'île.
Et si la soif te gagne, il te suffit de monter au premier étage du musée, direction Les Terrasses Saint-Pierre.
Le café-restaurant surplombe le jardin et permet de se restaurer à toute heure de la journée, dans le calme et la sérénité (et crois moi, parfois, c'est sympa, la sérénité).








Ca c'est le point "canine", pour ceux qui trouvent qu'on ne voit pas assez mes dents sur ce blog ... (hashtag n'importe quoi, hein ?


           








Rouge à lèvres Color Boost "Red Sunrise" - BOURJOIS

Haut drapé - ZARA

Bracelet - H&M

Montre - SWATCH

Sac "Shona" - MINELLI

Slim noir - THE KOOPLES SPORT

Sandales - ZARA (ancienne collection)


Palais Saint-Pierre
16, rue Edouard Herriot 
ou 
20, place des Terreaux
Lyon 1er


Merci à Marion pour les photos de look (prises à quelques mètre de l'entrée du Palais), et à Clémentine, sans qui le point "canine" n'aurait pas été possible.




Clemence M.

lundi 7 janvier 2013

La Wishlist Keynésienne


Depuis que j'ai eu ma fameuse révélation, c'est à dire : depuis que j'ai réalisé que les couleurs que j'aimais VRAIMENT (sans faire semblant) étaient le noir, le gris et le blanc, j'ai tendance à acheter moins
Et tiens toi bien, j'ai une explication rationnelle à cela.
Oui car, quand tu es en boucle sur trois couleurs et qu'au détour d'un rayon tu te dis "Tiens, si j'achetais cette robe noire", il y a environ une chance sur trois pour que tu aies DEJA une robe noire, et donc environ une chance sur trois pour qu'au final, tu ressortes du magasin sans cette putain de robe noire.

Alors, tu vas me dire, c'est bien gentil de s'autolimiter dans ses achats. Ca flatte la conscience, ça te donne l'impression d'être au dessus de la société de consommation et de tous ses vices (Dallas, son univers impitoyable, les "méchants-capitalistes-qu'après-c'est-nous-les-salariés-qu'on-a-plus-rien-à-la-fin-du-mois", toussa toussa ...).
Certes.
Pourtant, cette autoflagellation a deux conséquences extrêmement graves.
D'abord, je suis persuadée qu'inconsciemment, je suis en train de développer une sorte de dépression-frustration, aussi appelée "Dépression-de-la-meuf-qui-voulait-s'acheter-des-trucs-cool-mais-qui-trouvait-toujours-une-raison-de-ne-pas-le-faire".
Deuxièmement, en achetant moins, je participe activement (enfin, passivement, en l'occurrence) à la catastrophe économique ambiante.
Peut-être même qu'à cause de moi, un vendeur H&M va perdre son emploi, et on connaît la suite ... l'effet boule de neige et tout c'qui s'en suit : le mec perd sa femme, ses gosses, son chien, ses économies, la vue, le Nord, et pour finir, sa raison d'être (oui mais c'est sa raison d'être).

 Ainsi, dans une logique à la fois égoïste et altruiste (si si, c'est possible), et parce que j'ai cru comprendre que mercredi, c'était les soldes, j'ai décidé de prendre une résolution (la seule de l'année, je te préviens, faut pas déconner non plus).
En 2013 donc, j'essaye de me convaincre que parfois, il n'y a aucune raison de trouver une raison de ne pas acheter ceci ou cela (ou même celou) (oui, je sais, "celou", ça n'existe pas, mais après tout, pourquoi "celou" aurait moins le droit d'exister que "ceci" et "cela" ? Je te le demande.).





1. Un pantalon large - Mango

Parce que ça fait des années que je dis qu'il m'en faut un.
Et chaque année, je me dis "laisse tomber, t'es qu'un nain de jardin".
Du coup, en 2013, je tente les hormones de croissance. Non, j'déconne.

2. Un pyjama - Oysho 

Parce que justement, chez Oysho, on a compris que quand on est un nain de jardin, tous les pyjamas de la Terre sont trop grands (à moins de les acheter chez Tartine & Chocolat) (et je ne ferai aucun commentaire si c'est ton cas) (même si là, quand même, je sourie un peu :).
Parce qu'il y a quelques temps donc je me suis mise au pyjama resserré dans le bas, et que depuis, je revis (non, définitivement, ce n'est pas facile d'être un nain de jardin).

3. Un baggy gris - Zara

Parce que je trouve qu'un baggy, ça claque vachement plus qu'un slim.
Ca donne un style. Un style "j'ai fait dans mon froc", certes. Mais un style quand même.

4. Des sandales - Zara

Oui, mais pas n'importe quelles sandales.
Là, tout de suite, j'ai envie de sandales qui font asiat'. Alors, je ne sais pas où je suis allée chercher que ces sandales là faisaient asiat'... Mon cerveau lui, a l'air archi convaincu. Tant mieux pour lui.
Et ne me demande pas pourquoi j'ai envie de sandales en Janvier, je l'ignore.

5. Un sac - American Apparel

Parce que je sais très bien qu'au fond, mon sac Printemps, tu peux plus le voir en peinture (ni en photo d'ailleurs).
Même si tu essayes de me convaincre que c'est sympa de le retrouver à chaque article look, que ça fait "blogueuse qui vit avec son temps" (et surtout, avec la crise), je sais qu'il te blase. 
Il est temps de remédier à cela.

6. Des slippers de cow-boy - Sam Edelman
(cow-boy de Brokeback Mountain, je précise)

Parce que ...
Ouais bon là, j'avoue, je sèche sur le parce que.
Mais c'est sûrement bon signe (genre). 



J'ignore si mon plan de relance suffira à faire repartir l'économie du pays (pour tout te dire, j'ai même de gros doutes ...).
Mais, après tout, il me semble qu'il y a déjà des équipes entières qui planchent dur, très dur, sur le sujet (ou pas).
En tous cas, je crois que je suis sur la bonne voie question justification et débat avec ma conscience, et c'est déjà pas mal.




Clemence M.

PS : Je me rends compte en fin d'article que je ne t'ai même pas parlé de Keynes. Keynes, l'Economiste avec un grand E qui a prôné la relance par la consommation, et grâce à qui je ne passe pas pour une illuminée totale finie au haschich en écrivant cet article (du moins, je l'espère).