dimanche 17 avril 2016

LES VESTIGES DU CHAOS

   Ces derniers temps, il se passe un certain nombre, voire un nombre certain de choses bizarres. Les petits jeunes de la Nouvelle Star se déchaînent sur du Claude François (cocasse), Nabilla affiche fièrement ses nouveaux mocassins à glands (very cocasse), et celui qui criait Aline pour qu'elle revienne fait aujourd'hui la une de Télérama (over cocasse).
Arrête-moi si je me trompe, mais j'ai l'impression que quelqu'un là haut a pris la Terre pour une boule à neige. Résultat, c'est un peu le chaos. Heureusement, Christophe est là pour le rendre beau ... 


Dès ses premiers mots, Christophe nous propose "d'ouvrir des choses". Visiblement, le mec a toujours son billet open pour les pays chauds. Ça tombe bien, nous aussi.
Alors on le suit, on marche sur la plage avec lui, on nage la brasse coulée dans un Océan à 37 degrés, et l'on se noie volontiers dans une mélodie subaquatique dont seul Christophe a le secret.
Piste 4, un piano lointain nous fait revenir à la surface. Le fantôme de Lou Reed flotte au dessus de la mer, l'occasion de nouvelles fulgurances littéraires (mention spéciale à la "guitare amnésique").
Au loin, la Dangereuse nous guette, comme le calme annonçant la tempête. Une voix fragile nous berce, mais la quiétude est éphémère et précède une transe sucrée. Alan Vega est dans la place, "c'est le retour de la tangerine" et bordel, on avait oublié à quel point on pouvait aimer les agrumes.
On perd le contrôle, le pilote automatique est activé, Christophe fait du Christophe, et ça nous plaît. Et puis, sans prévenir, Jean-Michel Jarre débarque. Une bombe dubstep explose et laisse éclater la beauté des Vestiges du Chaos.
Un peu sonnés, nous voilà transportés dans le passé. Piste 11, le Dernier des Bevilacqua a garé sa Vespa pour replonger dans ses livres et remuer la poussière. Vale, c'est le nom du poème que Christophe a choisi pour parler à nos tripes.
L'album touche à sa fin, et après un céleste Ange Sale, Christophe se lâche et se mue en véritable Booba à moustache, dévergondé par les piquantes jumelles du groupe Orties. Et le pire Messieurs Dames, c'est que ça marche.

 
En bref, le Samouraï en marinière signe une nouvelle fois un album ultra moderne, sauvage et libre. Plus génial tu meurs, dirait Philippe Manoeuvre.  




Crédits photo :

Lucie Bevilacqua
Olivier Metzger





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