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dimanche 31 août 2014

COLO-RÉ #3 : LE BLEU


chemise bleu maison françois

   Preuve en est mes précédents articles, d'ordinaire ici, je préfère raconter n'importe quoi plutôt que de m'appesantir sur mes looks ô combien réussis. 
Pourtant aujourd'hui, j'ai décidé qu'il en serait autrement, car cet été fut celui des rencontres peu ordinaires, justement.

C'était le 26 juillet, sur le port de La Flotte. Un de ces samedi de braderie qui affolent vendeurs de plancha et touristes aux aguets. J'étais venue en curieuse, sans idée dans la tête, la certitude de ne rien trouver en bandoulière. Elle était loin, mais alors très loin, la Clémence version Zara, qui range ses principes au moindre drapé de soie de lama (ouais, on fait des choses vraiment folles, chez l'Espagnol).
Pourtant, de loin, j'aperçois un stand bleu. Avant même le nom de la marque, c'est l'inscription "Fabrication française" qui m'interpelle. Parce que de plus en plus, je m'intéresse au local, je consomme responsable et m'auto-dégoûte de la sape qui ne vient pas d'ici, mais de là bas.
En baissant les yeux, je découvre les créations Maison François, et me surprends à être attirée par la couleur, et l'imprimé. Une fois de plus, me voilà désarmée face à la beauté de l'artisanat (si tu me suis depuis quelques temps, tu sais mon amour pour les créateurs, leurs créations, et combien j'ai à coeur, ici, de les mettre en avant).

Karine, l'adorable créatrice, vient alors me voir. Elle m'explique son concept, son histoire. Comme elle, ses créations homme/femme/enfant viennent de Cholet, où elles sont confectionnées par un petit atelier de couturières. Et ça se voit. Les coupes sont parfaites, les détails nombreux, et les finitions soignées. Chaque tissu est minutieusement sélectionné. Qu'il s'agisse de liberty, de tissu italien, ou de jacquard français, Karine a du goût, beaucoup de goût. Tellement de goût, que je tombe littéralement amoureuse d'une chemise d'homme bleue, alors que je ne me suis jamais entendue avec cette couleur. Je suis donc la première surprise, face à ce liberty graphique, et pour une fois, je ne culpabilise pas. Car cette fois-ci, ma carte bleue est raccord avec mes principes. 

chemise bleue maison françois

Interlude photo penchée.

île de ré vue du ciel

Interlude vue du ciel.

daho clemence m

Interlude Daho, parce que "le monde est bleu comme toi", c'est lui qui l'a dit ...

stand maison françois

Interlude découverte du stand Maison François.

paysage île de ré

Interlude océan.

col contrasté clemence m

Interlude col contrasté.

porte bleue île de ré

Interlude jolie porte.

chemise ceinturée clémence m

Interlude "ma chérrrie, toua tou as la morphologie qué tou peux marquer ta taille !!".

vitrail ars en ré

Interlude mystique, à l'église d'Ars.

bracelet bling imprimé graphique

Interlude bracelet bling sur liberty graphique.

verrerie bleue clemence m

Interlude verrerie.

bateau île de ré clémence m coucher de soleil


Ainsi s'achève cette série colorée sur l'île de Ré. J'espère qu'elle t'a plu.
J'espère aussi t'avoir donné envie de découvrir Maison François. Sache que le stand bleu t'attend sur l'île de Ré chaque été. Et pour patienter, rendez-vous sur l'e-shop et la page Facebook de la marque.
Au passage, et pour conclure, je remercie Karine, pour son accueil, sa gentillesse, et pour m'avoir définitivement réconciliée avec la couleur (y compris le bleu). 





PS : Les photos de look ont été prises à Ars, à deux pas de l'hôtel Le Sénéchal.

dimanche 20 janvier 2013

La Semaine Médias #24


Je n'ai pas pour habitude de consacrer mes Semaines Médias à une seule oeuvre.
Mais hier, je suis allée au ciné, et aujourd'hui, j'ai besoin de t'en parler (longuement).





Alceste à Bicyclette, le nom ne fait peut-être pas rêver.
Pourtant, derrière ce titre un peu Vieille France se cache un véritable bijou cinématographique.
Alors, on ne va pas se mentir : je ne suis absolument pas fan de théâtre classique, de Molière, et de grandes envolées lyriques articulées à la voyelle près.
En réalité, c'est mon amour pour l'île de Ré - dont je t'ai si souvent parlé ici - qui m'a bel et bien poussée à aller voir ce film.
Je dois t'avouer, aussi, que l'idée même d'un Luchini délirant sur les plages rétaises me rendait dingue d'avance.

Après visionnage donc, je m'essaye à la critique subjective (pléonasme ?).
Attention, alerte au dithyrambe.

J'appréhendais le film en espérant qu'il y serait question d'esthétisme, et très vite, je réalise que les promesses sont tenues.
Les balades dans les marais salants viennent ponctuer les scènes d'intérieur, le tout avec un incroyable jeu de lumières et de couleurs.
La dualité se cache dans chaque détail, et l'on pourrait presque entrevoir la volonté d'une symbolique contrastée dans le choix du village d'Ars, où le noir et le blanc se marient à chaque coin de rue.
Le scénario est original, et l'histoire de ces deux hommes fait subtilement écho à celle de ce Misanthrope qu'ils répètent inlassablement.
Le réalisateur va à l'essentiel, la sobriété du décor laisse place à un enchaînement de vers chargés de sens, et le moindre alexandrin résonne incroyablement dans cette grande maison froide.
Luchini, en terre conquise, électrise la salle de sa folie noble.
Et l'île de Ré ...
Brute, presque sauvage, déserte et glacée, photogénique comme jamais.
Ré est magistralement filmée, et les fidèles de l'île ne pourront s'empêcher de rire aux sempiternelles répliques lancées çà et là sur le Pont ou le prix des maisons.
Une heure et quarante-quatre minutes s'écoulent sans même que je m'en aperçoive.
Oui, le rire est là, l'émerveillement aussi.
Et, je l'admets, l'émotion me rattrape devant ce dernier plan à la beauté tragique dont seuls les réalisateurs de chefs d'oeuvre sont capables.


Est-ce bien utile, après cette tirade, de te conseiller d'aller acheter ton ticket ?
Je te le demande.




Clemence M.

PS : J'ai lu la critique des Inrocks. Je peux parfaitement comprendre que Luchini les agace. En revanche, je comprends moins comment on peut passer à côté de l'esthétique de ce film. Si quelqu'un a une explication, je suis preneuse.

PS 2 : Si tu as vu Alceste à Bicyclette, j'ai hâte de savoir ce que tu en as pensé.
 (non, ceci n'est pas du racolage supposé me rapporter des commentaires)